Haïti totalement placée en quarantaine par ses pays amis 

Pooshy Rosana
Pooshy Rosana  - Rédacteur
haïti totalement placée en quarantaine par ses pays amis 

Depuis l’assassinat de Jovenel Moïse le 7 juillet dernier au pouvoir rien ne va dans le pays, même si rien n’allait auparavant. Avec l’intensification de la crise socio-politique qui affecte grandement d’autres secteurs, le pays est de plus en plus mis à l’écart par ses pays amis.  

Haïti est placée en quarantaine depuis un certain temps sans même le savoir en raison de l’insécurité grandissante qui met à genoux une grande majorité de la population haïtienne, mais aussi les étrangers qui osent fouler le terrain. 

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La gangstérisation de Port-au-Prince, parmi d’autres villes, et la complicité de certains bandits avec des hommes de l’élite politique et privé, poussent des pays comme les États-Unis, le Canada, la France, l’Allemagne, ou encore la République dominicaine, entre autres, à appeler leurs ressortissants à quitter le territoire national sans plus tarder pour leur sécurité. 

En effet, les cas d’assassinat, de kidnapping, de vol ou encore viol se multiplient en présence des forces de sécurité du territoire : la Police Nationale d’Haïti (PNH) et les Forces Armées d’Haïti (FaD’H). Les bandits étant mieux équipés, financés, prennent en otage l’espoir du peuple haïtien. 

Actuellement, nos frontières sont fermées depuis que la République dominicaine, à sa tête le président Luis Abinader, a pris la décision de protéger son territoire contre une potentielle fuite d’individus dangereux en provenance du pays, et ainsi pour protéger ses citoyens de la dangerosité d’Haïti. Aussi, les marchés binationaux, le commerce entre les deux pays frontaliers, sont suspendus. 

L’importation, tout comme l’exportation, ne sont pas à l’ordre du jour. Le pays vit désormais de ses maigres ressources car la production locale a été tellement négligée ces dernières années. La paralysie de la circulation causée par la pénurie de carburant, elle-même engendrée par des bandes armées, empêche les petits et grands commerçants de ravitailler la population. Conséquences : gaspillage d’aliments, cherté de la vie et famine partout où l’on passe.  

Pas d’eau ni de nourriture, pas de carburant ni d’électricité, pas d’école, seulement de l’insécurité, du banditisme urbain et une crise sanitaire qui se révèle très fragile avec la résurgence du choléra en Haïti, particulièrement dans les prisons civiles où plus d’une vingtaine de morts sont déjà recensés. 

Des Haïtiens espèrent un avenir meilleur mais l’aube n’est pas prêt de se présenter car le gouvernement haïtien est dans l’impossibilité de livrer correctement ses services à la population, et ne veut pas malgré cela démissionner. Il espère recevoir un coup de main de l’international avec l’intervention d’une force militaire étrangère en Haïti mais le peuple s’y oppose. 

Les mobilisations contre le régime Tèt Kale version 3 sont loin d’être terminées, la majorité de la population civile ne jure que par le départ du Premier ministre Ariel Henry au pouvoir.  « Bwa Kale » elle entend gagner les rues pour revendiquer ses droits.  

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Pooshy Rosana, journaliste-rédacteur à Netalkolemedia, caricaturiste et graphiste. Parallèlement, coach fitness. Adore la culture populaire, les documentaires et la musculation.