Le choléra se répand en Haïti et la violence continue d’augmenter, alerte l’ONU

Mackendy Filderice
Mackendy Filderice
Crédit Photo : AFP
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L’épidémie de choléra en Haïti continue de se propager à grande vitesse et la violence des gangs armés continue d’augmenter dans le pays, a alerté ce mercredi 16 novembre 2022 les Nations unies (ONU), qui tentent de collecter des fonds internationaux pour soutenir la population.

La coordinatrice humanitaire de l’ONU en Haïti, Ulrika Richardson, a souligné lors d’une conférence de presse télématique qu’environ 152 cas possibles de choléra au début du mois d’octobre, ils sont passés à près de 9 000, la maladie étant déjà présente dans huit des dix provinces du pays.

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Comme elle l’a expliqué, la priorité en ce moment est de mettre en place le plus rapidement possible une réponse robuste à cette épidémie pour anticiper l’avancée de la maladie.

Haïti a mis jusqu’en 2019 à surmonter complètement la grande épidémie de choléra qui a commencé en 2010 – par un déversement de selles d’un camp de casques bleus de l’ONU – qui a causé la mort de près de 10 000 personnes.

Interrogée sur la comparaison avec cette épidémie, Richardson a souligné qu’Haïti a maintenant de l’expérience dans la réponse à la maladie, mais a assuré que le contexte dans le pays est désormais plus complexe.

Selon elle, la situation de sécurité continue de se détériorer, avec d’importantes zones de Port-au-Prince sous le contrôle de gangs armés et le nombre de meurtres en augmentation, ce qui a conduit des milliers de personnes à fuir leurs maisons.

En octobre, on a remarqué au moins 195 homicides intentionnels, 102 enlèvements et 264 événements d’émeutes civiles, pour la plupart graves, a noté la responsable de l’ONU.

Sur la partie positive, Richardson a souligné le récent déblocage du principal terminal de carburant du port de la capitale, que des bandes armées avaient laissé sans accès, provoquant de graves pénuries d’essence.

D’après la coordinatrice humanitaire de l’ONU en Haïti, Ulrika Richardson, bien que cette situation se soit améliorée, notamment à Port-au-Prince, l’accès au carburant reste très limité dans d’autres régions du pays.

Le blocage de ce terminal a conduit à une crise humanitaire sans précédent, étant donné que le manque de carburant a forcé la fermeture de certains hôpitaux, au milieu de l’épidémie de choléra.

De même, il a rendu impossible la réouverture des écoles, a conduit des dizaines de personnes au chômage, car les institutions et les entreprises étaient fermées et ont ralenti jusqu’à ce que les activités soient presque paralysées.

En outre, le manque de carburant a fait grimper le coût des produits de première nécessité, dont les prix ont doublé, et même triplé, tout comme ceux des transports publics.

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Étudiant en sciences politiques à l'Université Quisqueya, Journaliste-Rédacteur à Netalkolemedia, Publiciste, Humanitaire. Amoureux de la vie et de l'apprentissage.