Au Bhoutan, pays situé à l’est de l’Himalaya, le pénis est sacré 

Sam Sarah Devilus
Sam Sarah Devilus
Photo : Atlas Obscura
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Le Bhoutan, un royaume bouddhiste situé dans l’est de la chaîne de l’Himalaya, est réputé pour ses monastères, ses forteresses, ou encore ses paysages spectaculaires, mais pas que pour ça. Ce pays est également réputé pour les peintures de penis sur les murs des maisons.  

Stylisées ou réalistes, entourées de rubans ou de dragon, à deux ou trois boules, presque toujours en éjaculation, les peintures de pénis sont retrouvées sur les murs de toutes les maisons au Bhoutan. L’objectif est pourtant très simple, protéger les maisons et leurs habitants du mauvais œil, des démons et des ragots malfaisants. 

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Ces peintures murales sont une pratique ancestrale dans ce coin de terre où, lors de la construction d’une maison ou de sa rénovation, ses habitants engagent des peintres professionnels pour les réaliser. 

Ce rituel vient du XVème siècle, où un moine alcoolique et coureur de jupons, utilisait son phallus pour chasser les démons qui résidaient dans le corps des femmes. Plus tard, celles dans les quatres coins du monde qui veulent tomber enceinte, utilisent Bhoutan comme un lieu de pèlerinage. 

Certaines peintures montrent des phallus attachés avec un poignard et peints dans cinq couleurs différentes; les couleurs sont dites signifiantes de cinq expressions divines : le poignard blanc représentant la paix, la pureté et l’harmonie, le poignard rouge représentant la richesse et le pouvoir est placé à l’ouest, le poignard jaune représentant la prospérité, est placé au sud et le poignard vert qui représente la protection est placé à l’intérieur de la maison, qui est généralement de couleur bleue et symbolise la sagesse. Selon la croyance populaire, en fixant ces symboles elles évitent les mauvais esprits et ne sont pas des symboles de fécondité. 

Les peintures de phallus au Bhoutan sont des symboles ésotériques, qui ont leur origine dans le monastère de Chimi Lhakhang près de Punakha, l’ancienne capitale du Bhoutan.  

Le monastère du village a été construit en l’honneur de Lama Drukpa Kunley, le moine précité, qui vécut au 15-16ème siècle et qui était populairement connu sous le nom de Mad Saint, à cause de ses manières d’enseignement peu orthodoxes, bizarre et choquant. 

 

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Sam Sarah Devilus
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Journaliste / Communicatrice / Bookstagrameuse.