Et si la BRH favorisait la déconcentration de L’économie avec les 150 MILLIONS US injectés

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Des recherches en termes de développement économique dévoilent foncièrement la capacité potentielle des petites et moyennes entreprises d’être un facteur de croissance économique. Tout simplement par rapport à la rapidité de leur réaction, leur capacité d’adaptation aux exigences d’un environnement pressant et aussi il y a la facilitation dans leur gestion etc…Or stimuler l’emploi, permettre la croissance économique sont parmi les défis de la politique macroéconomique. Les PME sont dotées d’un certain nombre d’atouts irremplaçables en ce sens :

1-Elles permettent la décentralisation des investissements.

2-Mobilisation de l’épargne privée

3- Création de richesse

4-Création d’emploi

Etc…….

Au Maroc, les PME représentent plus de 95% des entreprises, occupent 55% des salariés pour une population active en 2018 de 25.950.000 personnes, réalisent 31% des exportations, 51% des investissements nationaux et 40% de la production. (Source ; Ministère des finances au Maroc.)

Au Canada, les PME représentent 99% des entreprises. Les petites embauchent 8,3 millions de personnes, les moyennes 2,4 millions de personnes. En total 10,6 millions de canadiens ; soit 53,05% de la population active ; nous sommes en 2017. Ces PME réalisaient 41,9 % des exportations du montant total de 483,6 milliards dollars. Important de dire que plus de 48000 entreprises canadiennes exportent des biens. Et 97,4% de ces entreprises sont les PME.

 

Au Brésil, les PME représentent 98% des entreprises et contribuent à 25 % du PIB.

Les Etats-Unis d’Amérique, Les PME représentent plus de 99,5% des entreprises qui exportent directement les marchandises à l’étranger et contribuent pour une bonne part non seulement à la croissance économique mais aussi à la création d’emploi (53% d’emplois sont créés par les PME).

Tout cela traduit la force de soutien du système financier de ces pays auprès des PME.

 

En Haïti le système bancaire avec BRH comme autorité principale pour l’année 2018 finançait l’économie malheureusement à hauteur de 112 milliards de gourdes équivalent à 1.600.000.000 us au taux de l’époque. Encore pire Le quart (1/4) et plus de cette somme est prêté au secteur d’activité : commerce de gros et de détail : c’est-à dire directement vers l’importation. Pas même la moitié du quart alloué à l’importation (14,9-13%) est accordée au secteur : industries manufacturières. Quant au secteur : agriculture, sylviculture et pêche, le système l’a alimenté ẚ hauteur de 1% de la somme des 112 milliards de gourdes. (Source ; BRH).

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Cependant la création d’une PME en Haïti se situe en moyenne dans une fourchette de 20000 us à 70000 us. Cela s’ensuit que les 150000000 us de la BRH pourraient financer la création de 7500 petites entreprises ou 2143 moyennes entreprises. Bien sûr avec l’appui technique des cadres de l’ETAT en ce domaine en termes de formation et d’accompagnement pour assurer les remboursements et la longévité de ces entreprises. Selon l’association bancaire Haïtienne les PME en HAITI se définissent comme entreprises comptant entre 10 à 100 employés, un chiffre d’affaire annuel entre 5 et 50 millions HTG et des actifs jusqu’à un maximum de 50 millions HTG. Alors, présentons les retombés positives.

 

 

 RETOMBÉS POSITIVES

1- Environs 750000 emplois directs vont être créés, si on choisit plutôt les petites entreprises ou environs 210000 emplois directs si on oriente vers les moyennes.

2-Moins pression sur le dollar, avec un taux de change plus ou moins stable.

3-La baisse du taux d’inflation et une appréciation progressive de la gourde. La gourde reprendra au fur et à mesure la confiance de ces utilisateurs.

4-Stimuler le désir de venir investir en Haïti.

5-Reprendre notre pouvoir d’octroyer des prêts auprès des institutions financières internationales (FMI, BANQUE MONDIALE), au lieu et place de l’assistanat et l’abandon des dettes.

6-Le taux de chômage va être diminué de 4 ẚ 13 % au regard de l’estimation de la banque mondiale en 2016 rapportant que le taux de chômage était à environs 70% de la population active (population active :4,8.000.000). En 2020, la population active sans doute continue sa progression.

 

Si réellement la décision de baisser le taux de change est motivée par l’intérêt économique collectif, L’ETAT parallèlement devrait assurer un environnement macro-économique, juridique, réglementaire et fiscal transparent, stable et prévisible favorisant les PME et les faire bénéficier de renforcement du dispositif financier national à travers la modernisation du secteur financier et l’apport d’une assistance technique au secteur bancaire afin d’améliorer l’investissement auprès des PME.

Sur ce, je suis disponible à travailler, à participer. GROUPE EXPANSION PLUS(GEP) aussi. Car GEP comprend des professionnels de niveau licence et master en économie, en finance,en audit financier, en comptabilité qui sont sans emplois.

 

ECONOMISTE KEMUEL JOUBERT DESIR

Kemueljoubert01@gmail.com

 

 

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