Haïti-Politique : Les dirigeants priorisent les élections et la réforme constitutionnelle que l’insécurité

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Le pouvoir en place semble plus préoccuper par l’organisation des élections dans le pays que de freiner les actes banditismes. Les tournés médiatiques du président Jovenel Moïse cette semaine, n’exprime la fougue de combattre l’insécurité. Cependant l’insécurité ne cesse de grimper à la barbe de nos dirigeants qui paraient impuissant devant les gangs armés.

 

La situation sécuritaire du pays ne préoccupe pas les autorités qui veulent à tout prix renouveler le parlement Haïtien. Pendant ce temps, les cas de viols, de vols, de kidnappings et de massacres sont hissés au plus haut niveau.

 

La remontée des cas d’insécurité se fait sentir sur tout le territoire national. De grosses personnalités ont été kidnappées. C’est le cas pour Johnny Decoline ancienne gloire du football haïtien, l’entrepreneur Wolf Hall, propriétaire de “Titi loto “. La jeune Evelyne Sincère qui a été séquestrée, violée, tuée… Par ailleurs des sans noms, ont été aussi enlevés selon plusieurs sources que nous avons consultées. Toutefois ces séquestrations n’ont pas été révélée dans la presse traditionnelle, ni à la police judiciaire sur la pression des séquestreurs.

 

Cette situation ne règne pas seulement dans la capitale de Port-au-Prince. À Montrouis, le dimanche 8 Novembre, un pasteur de 35 ans a été lâchement assassiné avec sa femme enceinte.

 

Par ailleurs les gangs ne sont pas chômés, ni inquiété. D’ailleurs lors de l’enlèvement de Me Wolf Hall, le chef de gang dénommé ” Tilapli ” membre du G9 a même confirmé que le citoyen, propriétaire de “Titi loto ” était entre ces mains”.

 

Un autre côté, l’anxiété est visible sur le front de la population haïtienne. Les rues de la capitale se vident depuis vers les 5 heures de l’après-midi.  La vie nocturne est quasiment bannie sur le territoire national. Sauf les intrépides et les gangs circulent de plein gré.

 

Néanmoins cette description, le chef de l’État se dit satisfait du travail du directeur de la police nationale Normil Rameau. En outre, il est impatient de voir la tenue des élections législatives en Haïti ainsi que les pays se disent amis d’Haïti.

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Le mercredi 28 octobre, le secrétaire adjoint a.i du bureau des affaires occidentales du département d’État Américain Michael G. Kozak a renouvelé son soutien au gouvernement haïtien, ce exige le rétablissement du parlement dans un tweet et exhorte les institutions démocratiques du pays à réfléchir sur la modification de la constitution. D’autre part, le gouvernement du président sortant des États-Unis avait donné un ultimatum de fin de janvier 2021 au gouvernement haïtien pour réaliser les élections législatives.

 

Le peuple haïtien ne sait à quel saint s’avouer.

 

Le royaume de l’opposition quant à lui est divisé. Certains membres veulent dialoguer avec le président Jovenel Moïse, d’autres réclament sa démission. Sur les ondes de plusieurs radios de la capitale haïtienne, l’un accuse l’autre, chacun a sa dénonciation. Une véritable débâcle au sein de ce regroupement qui s’est dit opposé au pouvoir PHTKiste.

 

Entre temps le peuple, le grand perdant reste au merci du Bon Dieu comme les habitants du Bel-Air, lors des massacres. Certains enfants, n’ont pas pu boucler l’année scolaire 2019-2020 à cause de leurs familles qui pour sauver leurs peaux, se sont réfugiées dans d’autres villes avoisinantes ou en province en raison des massacres dans quelques plusieurs quartiers populaires. Mis à part, certaines écoles n’ont pas rouvert leurs portes pour accueillir les écoliers.

 

En fin, il semblerait que la vie des haïtiens est réduite à des tweets, des condoléances, des ” Kenbe la pa dekouraje “. C’est ainsi la vie. Personne ne sait où arrêtera ce train mortel car les autorités ne voient que la réforme constitutionnelle et l’organisation des élections.

 

Par Carl Henry Florant

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