INTERNATIONAL

Une peine de 10 à 15 ans sera requis contre quiconque journaliste donne la parole aux gangs

Depuis quelques temps, il est devenu tendance dans plusieurs pays pour les gangs d’utiliser les médias afin de faire passer des messages, se vanter de leur force ; de leur pouvoir. Au Salvador, il est maintenant strictement interdit à un journaliste de donner la parole aux gangs armés. Celui qui violera cette règle sera passible de 10 à 15 ans d’emprisonnement.  

Le mardi 5 Avril dernier, le parlement Salvadorien, dominé par le parti présidentiel, a adopté une loi interdisant la diffusion de messages des gangs par les médias. Cette décision est prise à la demande du président de la république du Salvador Nayib Bukele, dans le but de lutter contre les actes de banditisme. Ces messages émanant de ces hommes armés et dangereux peuvent provoquer l’angoisse ou la panique dans la population, selon le texte de loi.  

Selon plusieurs médias étrangers qui ont relayé l’information, ceux qui ont l’habitude d’écrire les sigles des gangs ou les peindre sur des immeubles tomberont également sous cette sanction.   

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Les autorités du Salvador mènent depuis plusieurs jours une offensive contre les “Maras”, des groupes armés qui vivent du narcotrafic et de l’extorsion, et qui sont responsables de plusieurs meurtres dans ce pays, dont 87 commis du 25 au 27 mars dernier. 

 Ce même parlement avait déjà durci les lois régissant la condamnation des chefs de gangs. Elle est passée de 9 à 45 ans de prison ferme, la peine maximale pour les chefs des groupes armés. 

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Sam Sarah Devilus
Journaliste / Communicatrice / Bookstagrameuse.