Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé les pays de la région à s’impliquer davantage dans la force de police multinationale qui sera déployée en Haïti suite à la demande du gouvernement d’Ariel Henry. Cependant, aucune date précise n’a encore été fixée pour cette opération.
Lors d’une conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole de l’ONU, Farhan Haq, a précisé que ce déploiement n’est pas encore finalisé, car le Conseil de Sécurité n’a pas encore examiné spécifiquement la question ni établi certaines normes.
Néanmoins, selon le responsable onusien, la « nécessité urgente » de cette force de police est soulignée par la situation d’insécurité prévalant dans le pays, en particulier dans la capitale et le quartier surpeuplé de Cité Soleil, où « les gens ne peuvent pas se déplacer dans les rues sans craindre la violence des gangs ».
Il est à noter que le Kenya s’est porté volontaire pour participer à la formation de cette police multinationale, offrant un millier d’agents. Les Bahamas se sont également joints à cette initiative en proposant de fournir 150 agents, tandis que la Jamaïque n’a pas précisé son effectif. Le Secrétaire général de l’ONU a exprimé sa reconnaissance et son appréciation pour ces gestes de solidarité.
Cependant, l’effectif actuel semble insuffisant, et M. Guterres exhorte désormais les autres pays de la région à soutenir cette initiative cruciale.

