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Des américains se sont réunis devant la cour suprême pour revendiquer le droit à l’avortement  

source image : Huffington post

Pancartes en mains sur lesquelles on pouvait livre “vos lois hors de mon corps” “l’avortement est un droit”, des milliers d’Américains se sont massés devant la cour suprême des États-Unis dans la nuit du 2 au 3 mai, afin de revendiquer contre un projet de loi qui éliminerait le droit à l’avortement. 

Divulguée par le site Politico, cette loi, encore en discussion, supprimera la décision de Roe V. Wade de 1973, qui autorisait les femmes à disposer de leurs corps, au nom du droit à la vie privée aux Etats-Unis. Chaque État pourra alors adopter sa propre législation concernant l’interruption volontaire de grossesse. 

Les différents Etats auront donc la possibilité de décider, s’ils le souhaitent, de rendre l’avortement illégale, sans forcément prévoir d’exception pour le viol et l’inceste. Une douzaine d’Etats ont déjà adopté des législations de cette nature, qui n’attendent qu’une décision finale de la Cour suprême. 

“Roe était erronée de façon flagrante depuis l’origine. Son raisonnement était incroyablement faible, et la décision a eu des conséquences très dommageables. Nous estimons que Roe V. Wade doit être annulé et le droit à l’avortement n’est protégé par aucune disposition de la Constitution “a laissé entendre le juge Samuel Alito, qui a rédigé ce projet de loi qui est adopté par la majorité de ses collègues, selon le site Politico. 

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 Le juge Alito accuse même la cour suprême américaine de 1973 d’avoir court-circuité le processus démocratique, en empêchant un grand nombre d’Américains de se prononcer sur cette question, Etat par Etat. 

“L’avortement constitue une question morale profonde. La Constitution n’interdit pas aux citoyens de chaque État de réglementer ou d’interdire l’avortement”, a poursuivi Monsieur Alito. 

La question d’avortement à toujours susciter beaucoup de débats dans les sociétés où ceux qui sont pour, soutiennent que c’est le droit de la femme de disposer de son corps, et de pouvoir décider si elle souhaite garder un enfant ou non. 

Les Magistrats de la cour suprême américaine auront à délibérer sur la question, début juillet prochain.  

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