Devrions-nous craindre une nouvelle pénurie de carburant ? 

Pooshy Rosana
Pooshy Rosana
Photo : le nouvelliste
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Depuis au moins 2 semaines une véritable ruée vers l’or noir est constatée dans plusieurs recoins de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Les stations-services sont bondées de consommateurs. 

À Delmas, Pétion-ville, et Tabarre aussi, des voitures et motocyclettes font la queue pour s’approvisionner en carburant à longueur de journée dans certaines zones, et d’autres, en fin de journée. 

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Beaucoup de personnes s’activent à faire le plein au risque de rester à “sec » dans les semaines à venir, a constaté Netalkole Media après avoir patrouillé quelques artères de Port-au-Prince durant des jours. 

La vente de carburant en récipient fait son grand come-back 

Qui dit pénurie de carburant, dit marché noir. Point barre ! 

 Plusieurs personnes ont été constatées avec en leurs possessions des récipients pour s’octroyer du pétrole, la plupart d’entre elles avec des gallons, tandis que d’autres sont munis de gros tonneaux. Une pratique qui revient à chaque fois que la crise répond présent. 

Sur le long des trottoirs de Delmas et du boulevard Toussaint Louverture, des récipients de carburant, particulièrement de gazoline, décorent pour alerter de la pénurie. 

Malgré la situation, des pompistes priorisent les gallons, ce qui va directement affecter les consommateurs puisque les revendeurs exposent à prix d’or : de 350 gourdes jusqu’à 1500 gourdes le gallon quand la pénurie perdure. 

Une rareté des fois influencée par l’insécurité 

Le Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement (BMPAD) ne s’est pas encore prononcé sur cette rareté pressentie, mais il est important de souligner que les centres de stockage de produits pétroliers comme Varreux à Cité Soleil, ou West Indies Energy Co (WINECO), entre autres, sont souvent dans l’impossibilité de faire livraison à cause de l’insécurité.  

Début mai 2022, l’Association nationale des distributeurs de produits pétroliers (ANADIPP) avait dénoncé le détournement de 10 camions-citernes qui transportaient du carburant par des bandits à Cité Soleil. 

Des pratiques malhonnêtes qui sont aussi courantes à bas Delmas dirigé par « Babekyou », et dans l’entrée Sud de Port-au-Prince par les hommes de Village de Dieu, Martisssant, Gran Ravin et Tibwa : de véritables repères de bandits !  

Toutefois interrogées sur cette nouvelle panique sous les pompes à essence, des consommateurs espèrent que l’État haïtien réagira sans retard pour annoncer de l’arrivée de nouvelles cargaisons de carburant dans les prochains jours pour alimenter le marché local déjà… assoiffé.  

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Pooshy Rosana, journaliste-rédacteur à Netalkolemedia, caricaturiste et graphiste. Parallèlement, coach fitness. Adore la culture populaire, les documentaires et la musculation.