Ketanji Brown Johnson prête serment et devient officiellement la première femme noire juge, à la cour suprême des États-Unis  

Sam Sarah Devilus
Sam Sarah Devilus
Photo : The Daily Princetonian
Écoutez cet article

Choisie par le président Américain Joe Biden qui a tenu sa promesse de campagne de nommer une femme noire à la tête de la magistrature suprême des États-Unis, Ketanji Brown Jhonson a prêté serment ce jeudi 30 Juin et devient officiellement, la première femme noire à accéder à ce poste.  

Fin février de cette année, la juriste de 55 ans avait été nommée au poste de juge à la cour suprême des États-Unis pour remplacer Stephen Breyer, qui prend sa retraite à la fin du mois de juin. En avril, le sénat Américain avait confirmé cette nomination. Elle vient de prêter serment et devient la première afro-américaine à rejoindre la plus haute instance judiciaire américaine, un poste à vie. 

- Advertisement -
Ad imageAd image

Sa nomination a été vivement contestée par les républicains qui la voient comme une juge laxiste et le syndrome de la politique gauchiste de Joe Biden. Ses partisans, eux, louent son expérience et le soutien dont elle dispose auprès de syndicats de policiers et d’anciens procureurs. 

Ketanji Brown Johnson a travaillé comme assistante pour Stephen Breyer, le juge qu’elle va remplacer, et siégeait jusqu’à présent à la cour d’appel fédérale du district de Columbia, qui est considérée comme la deuxième plus prestigieuse juridiction du pays après la Cour suprême à cause de l’importance des affaires qui y sont traitées. Elle a également officié pendant deux ans comme avocate commise d’office et a aussi été juge d’application des peines. 

Les républicains se sont servis de ces quelques années passées à défendre des criminels ou à décider de la sanction à appliquer, pour tenter de la déstabiliser, durant les auditions en mars dernier. ll lui a ainsi été reproché d’avoir défendu, il y a seize ans, un détenu de Guantanamo, et d’avoir pris le parti de combattants ennemis des États-Unis, ce à quoi elle a répondu que l’affaire lui avait été attribuée et que n’importe qui avait le droit à la meilleure défense possible. 

Plusieurs sénateurs républicains ont suggéré qu’elle avait de l’indulgence pour les pédophiles car elle avait, disent-ils, souvent infligé des peines moins lourdes que le maximum prévu par la loi pour des individus possédant des images pédopornographiques. Mais plusieurs médias, y compris conservateurs, ont relevé qu’une écrasante majorité des juges américains faisaient de même. 

Les républicains ont fini par cracher que le président Biden avait nommé une juge qui avait de l’indulgence pour les criminels.  

La présence de Ketanji Brown Johnson a la cour suprême des États-Unis est un événement historique pour cette cour qui demeure l’une des institutions les plus “wasp” (white anglo-saxon protestant) c’est-à-dire à l’image du pionnier blanc protestant qui incarne la classe dominante depuis la fondation des États-Unis) de tout le pays. 

En plus de 200 ans d’existence, cette instance a accueilli 120 juges, dont 115 étaient des hommes, dont 117 blancs. 

Facebook Comments

Partagez cet article
Sam Sarah Devilus
Posté par Sam Sarah Devilus
Follow:
Journaliste / Communicatrice / Bookstagrameuse.