L’ONU dit préoccuper par la propagation de l’épidémie de choléra dans le pays

Mackendy Filderice
Mackendy Filderice  - Rédacteur
l'onu dit préoccuper par la propagation de l'épidémie de choléra dans le pays

L’Organisation des Nations unies a fait savoir ce jeudi 8 décembre 2022 que l’épidémie de choléra, qui a déjà fait 283 morts en Haïti, se propage dans tout le pays. De ce fait, l’ONU se dit préoccupé par les besoins humanitaires croissants du pays.

En effet, selon la représentante spéciale adjointe du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), Ulrika Richardson lors d’une conférence de presse, l’épidémie de choléra continue d’être une préoccupation pour le pays et pour les Nations unies, soulignant que le nombre de cas continue d’augmenter, avec 283 décès, et près de 12 000 hospitalisations depuis que l’épidémie a refait surface début octobre de cette année.

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À la mi-novembre, le bilan s’élevait à 161 décès et plus de 7.500 hospitalisés.

Néanmoins, la coordonnatrice a affirmé que l’organisation onusienne s’inquiète pour l’augmentation continue du nombre de cas, ainsi que de sa propagation dans les régions, avec 8 des 10 départements avec des cas confirmés.

Mi-novembre, l’ONU avait appelé à 145,6 millions de dollars pour faire face à l’épidémie, mais jusqu’à présent les promesses de dons sont montées à « 16 % », soit l’équivalent de 23,5 millions, a annoncé le responsable, juste avant d’ajouter que dans un pays dévasté par la violence des gangs criminels, les besoins humanitaires vont bien au-delà de l’urgence provoquée par le choléra, qui a déjà fait plus de 10 000 morts entre 2010 et 2019.

Alors que la moitié des Haïtiens ne subviennent pas à leurs besoins alimentaires, l’ONU prépare un plan humanitaire pour 2023 évalué à 719 millions de dollars, soit près du double de celui de 2022.

« La situation est préoccupante », a déclaré Richardson, après avoir dénoncé « l’insécurité galopante » dans le pays, qui ravage la population haïtienne.

Les gangs armés qui dominent « près de 60 % de la capitale haïtienne  » utilisent, « avec une intensité terrifiante, la violence sexuelle comme arme pour maintenir le contrôle de la population », a-t-elle conclu.

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Mackendy Filderice
Par Mackendy Filderice Rédacteur
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Étudiant en sciences politiques à l'Université Quisqueya, Journaliste-Rédacteur à Netalkolemedia, Publiciste, Humanitaire. Amoureux de la vie et de l'apprentissage.