SECURITE

« Se Muscadin k ap fè koze isit ! » 

« se muscadin k ap fè koze isit ! » 

Le commissaire du gouvernement de Miragôane Jean Ernest Muscadin tient l’actualité en otage depuis des jours. La réputation de celui le précède depuis l’arrestation et l’exécution de Evain Saint Jacques alias « Zo pwason » dans sa juridiction. Ce dernier avait été identifié comme étant un bras droit de Izo, chef du gang “5 segond” qui opère à Village de Dieu. 

Suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo amateur où l’on assiste à l’interrogation du présumé malfaiteur par des hommes [apparemment Muscadin et ses pairs] avant sa mort, plusieurs personnes ont gagné Facebook et Twitter entre autres pour applaudir le commissaire Muscadin en héros, contrairement à d’autres. 

Aujourd’hui lundi 06 juin 2022, une frange de la population nippoise a gagné les rues pour apporter leur soutien à « l’homme de l’actualité », selon eux, qui est persécuté par la justice haïtienne pour son apport dans la lutte contre l’insécurité et l’infestation du pays par les bandits. 

« Kounya la yo ranje bo*da yo la pou vin anmègde Muscadin, tout bwa Miragwàn kanpe rèd ap tann yo. Di yo sa ! » 

« Sa Je klere a ye. Sa Je klere a regle pou peyi a » 

« Ariel Henry, Muscadin p ap fè yon pa », ce sont entre autres les quelques déclarations de supporters du commissaire du gouvernement de Miragôane. 

En effet, Marie Yolene Gilles de la Fondation Je Klere (FJKL) avait dénoncé le mode opératoire de Jean Ernest Muscadin suite à l’exécution de « Zo pwason », et ses propos ont été soutenus par plus d’un mais il semblerait que la majorité de la population préfère Muscadin aux accusations de la FJKL qui avait appelé. 

Marie Yolene Gilles, dans une lettre, avait appelé le ministre de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP) Me Bertho Dorcé à révoquer le CG de Miragôane pour ses actes, et à le poursuivre devant la justice. Aussi, la FJKL avait exigé le dédommagement de la famille de « zo pwason ». 

Bienvenue dans les Nippes, le cimetière des bandits 

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Muscadin reste sur ses pas malgré l’opposition de certains. Son mode opératoire s’intensifie : le département des Nippes est et restera un cimetière pour les bandits.

« Toutotan m komisè Miragwàn, okenn bandi p ap vin kache nan jiridiksyon m nan. Depatman Nip la ap rete yon simityè pou yo » a-t-il déclaré dans la presse, insistant « zam ki nan men m yo pa tire wòch, se bal yo tire e m gen ekip ki konn tire ». 

Celui-ci dénonce la gangstérisation de l’entrée sud de la capitale, et qui affecte directement la péninsule sud d’Haïti. Aucun bandit de Martisssant ou de Village de Dieu, entre autres, ne pourra venir se réfugier dans les Nippes voire venir s’installer en tant que « chef » de gang, a-t-il garanti. 

Muscadin : la pillule magique contre le banditisme à Port-au-Prince 

L’actuel commissaire du gouvernement de Miragoâne, Jean Ernest Muscadin avait déclaré pouvoir éradiquer le banditisme urbain à Port-au-Prince en 2 heures de temps, particulièrement dans la 3ème circonscription, à Martisssant et à Village de Dieu : un record ! 

Muscadin avait seulement exigé du gouvernement haïtien 500 policiers armés de Galils et des tractopelles, tout en affirmant que les résidents de Village de Dieu et de Martisssant sont tous coupables, même les fœtus car ils se nourrissent aussi de l’argent du kidnapping.

« On n’arrête pas les bandits. Pour sauver la République même si 1000 personnes devaient mourir, je ne reculerais pas » : Jean Ernest Muscadin.  

 Même si ces propos ont été banalisés par certains, aujourd’hui il soutient ses déclarations par ses actes en terrassant tous malfrats qui osent s’aventurer dans le département des Nippes. 

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Pooshy Rosana
Pooshy Rosana, journaliste-rédacteur à Netalkolemedia, caricaturiste et graphiste. Parallèlement, coach fitness. Adore la culture populaire, les documentaires et la musculation.