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Un regard sur les esclaves nourricières 

un regard sur les esclaves nourricières

Les livres d’histoire nous ont toujours appris qu’il existait les esclaves domestiques, les esclaves des champs et à talents mais il y avait également des femmes esclaves nourricières.  

Comme son nom l’indique, ces femmes noires étaient des nourrices dont le rôle consistait à allaiter les enfants des maîtresses, durant la période esclavagiste et avant la découverte du biberon. Les maîtresses considéraient le lait des nourrices de meilleure qualité que le leur.  

Pour l’allaitement, le sein droit était réservé aux enfants noirs et le sein gauche aux enfants blancs. Une esclave noire nourricière qui venait à déroger à cette réglementation pourrait se voir infliger des coups de fouet ou tuer par pendaison. Mais certaines maîtresses allaient jusqu’à l’extrême, et interdire aux esclaves nourricières de continuer à allaiter leur propre enfant. 

Durant la période esclavagiste, c’était un crime de lèse-majesté (atteintes au souverain, quel qu’il soit, et aux signes de sa majesté), de mélanger les lèvres d’enfants noires et blanches. Est-ce pourquoi chacun avait un sein qui lui était attribué.  

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Les esclaves nourricières avaient un meilleur statut que celui des autres esclaves : elles étaient bien nourries, bien vêtues et bien logées mais souvent leur propre bébé meurt de malnutrition, quand leur allaitement était interrompu sur ordre de la maîtresse. Une croyance disait que si deux enfants étaient nourris au sein par la même personne, le lait serait de moins bonne qualité.  

La garde d’enfants en bas âge par d’autres personnes que leur mère est signalée en Europe occidentale depuis l’empire romain. Les enfants des familles aisées étaient confiés à des nourrices, souvent des esclaves. Tout au long du moyen-âge, cet usage s’est perpétué dans les milieux aristocratiques, malgré l’exemple mainte fois cité de Blanche de Castille allaitant elle-même son fils, le futur Louis IX.  

Plus tard, la nourrice, n’était plus une esclave, ne vivait plus au domicile des maîtres et son enfant n’était plus obligatoirement sevré. Les jeunes aristocrates étaient désormais placés à demeure dans des familles populaires, généralement de paysans, habitant sur des terres appartenant à ses parents. Ils étaient élevés en compagnie des enfants de la nourrice, d’où le terme frères de lait.  

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Sam Sarah Devilus
Journaliste / Communicatrice / Bookstagrameuse.