Haïti : le Conseil de sécurité prolonge jusqu’au 31 mars 2027 le mandat de la Force de répression des gangs, avec 12 voix pour et trois abstentions

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Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté ce mardi la résolution 2829 (2026), prolongeant de six mois le mandat de la Force de répression des gangs en Haïti, connue sous son appellation anglaise Gang Suppression Force (GSF). Le mandat de la force est désormais prolongé jusqu’au 31 mars 2027.

La résolution a recueilli 12 voix pour, aucune voix contre et trois abstentions, selon le résultat du vote communiqué à l’issue de la séance.

Cette décision permet de maintenir le dispositif international mis en place pour soutenir les forces de sécurité haïtiennes, dans un contexte où la présence des groupes armés demeure l’un des principaux défis auxquels fait face le pays.

La CARICOM soutient la prolongation

La décision a été accueillie favorablement par les Bahamas et d’autres pays de la région.

Prenant la parole au nom de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), le représentant permanent de la Jamaïque auprès des Nations unies, Brian C. M. Wallace, a réaffirmé la position des pays caribéens sur la crise sécuritaire en Haïti.

« Les gangs armés ne seront pas autorisés à déterminer l’avenir d’Haïti, ni celui de la région caribéenne », a déclaré le diplomate jamaïcain devant le Conseil.

Une déclaration qui traduit les préoccupations des États de la région face aux conséquences de la crise haïtienne, mais aussi leur volonté de rester impliqués dans les efforts visant à soutenir le pays.

Wallace a également souligné le travail de la Police nationale d’Haïti (PNH) et des Forces armées d’Haïti (FAd’H), ainsi que le soutien apporté par les partenaires régionaux et internationaux.

Il a notamment mentionné l’Organisation des États américains, les Nations unies, le Groupe des personnalités éminentes de la CARICOM et les autres partenaires engagés dans le dossier haïtien.

Un processus qui doit rester dirigé par les Haïtiens

Dans son intervention, la CARICOM a également insisté sur un point : malgré l’assistance internationale, le processus de sortie de crise doit rester conduit par les Haïtiens.

L’organisation régionale affirme vouloir poursuivre sa collaboration avec les différents partenaires engagés auprès d’Haïti.

Cette position intervient alors que la sécurité reste étroitement liée aux autres grands dossiers du pays, notamment le fonctionnement des institutions, la reprise des activités économiques et le processus politique.

Six mois supplémentaires pour la GSF

La résolution 2829 ne crée pas une nouvelle force. Elle prolonge de six mois le mandat de la GSF, qui avait été mise en place dans le cadre de la restructuration de l’appui international à la sécurité en Haïti.

La force est appelée à travailler aux côtés des institutions haïtiennes, particulièrement la PNH et les FAd’H.

Avec la décision prise mardi à New York, une nouvelle échéance est désormais fixée : 31 mars 2027.

Durant cette période, la question ne sera pas seulement celle de la présence de la force en Haïti. Son déploiement, ses moyens, son financement, son soutien logistique et les résultats obtenus sur le terrain resteront également au centre de l’attention.

Des attentes importantes sur le terrain

En Haïti, les attentes restent fortes face à une crise sécuritaire qui affecte depuis plusieurs années la vie quotidienne de la population.

Les opérations des forces de sécurité, la reprise de certains territoires, la protection des axes stratégiques et le renforcement des institutions nationales figurent parmi les principaux enjeux.

La prolongation décidée par le Conseil de sécurité donne donc davantage de temps au dispositif international, mais elle prolonge également la période pendant laquelle son action sera observée et évaluée.

Pour la CARICOM, le message adressé mardi au Conseil est clair : les groupes armés ne doivent pas pouvoir imposer l’avenir d’Haïti.

Les pays de la région affirment parallèlement leur volonté de continuer à accompagner les institutions haïtiennes et les différents partenaires internationaux impliqués dans la recherche d’une sortie de crise.

Une nouvelle échéance au 31 mars 2027

Le vote de mardi maintient donc la Force de répression des gangs en Haïti pour six mois supplémentaires.

Douze membres du Conseil de sécurité ont voté en faveur de la résolution, aucun n’a voté contre et trois se sont abstenus.

La GSF dispose désormais d’un mandat allant jusqu’au 31 mars 2027.

D’ici là, l’attention devrait principalement se porter sur l’évolution de la situation sécuritaire et sur la capacité des autorités haïtiennes, avec l’appui de leurs partenaires, à obtenir des résultats durables sur le terrain.

Pour la CARICOM, cet accompagnement doit continuer à se faire autour d’un principe : Haïti doit rester au centre des décisions concernant son avenir.

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