SANTÉ

Des rapports sexuels gay ou avec plusieurs partenaires, pourraient augmenter le risque de transmission de la variole du singe 

Un résident de Dallas a montré des symptômes de la variole du singe après son voyage au Nigeria. Science Photo Library / Alamy Stock Photo

Depuis une semaine des cas de variole du singe ont été enregistrés dans toute l’Europe et aux États-Unis. Cette maladie caractérisée par la fièvre, des maux de tête, douleurs musculaires, mal de dos, un gonflement des ganglions et l’apparition de boutons sur tout le corps entre autres, était surtout connue pour être présente dans des foyers épidémiques africains.  

Plus de la moitié des cas identifiés concerne les hommes, notamment les homosexuels, bisexuels, et d’autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, selon les autorités sanitaires canadiennes et britanniques.  

La variole du singe est de la même famille de la variole que l’on connaît, officiellement éradiquée en 1980, a précisé l’OMS, après le lancement en 1967 par ce dernier, du programme intensifié d’éradication de la variole. 

La variole du singe se transmet par des rongeurs infectés à l’homme et de ce dernier a ses semblables, par contact direct avec des lésions cutanées, boutons et pustules qu’elle provoque, ou encore par voie aérienne, mais il faudrait rester plus de deux heures, sans masque, à parler en face d’une personne infectée. 

 Les autorités sanitaires européennes croient qu’elle s’est transmise entre personnes homosexuelles qui ne se sont pas protégées, car le mode de transmission habituel de la variole du singe n’est pas directement lié aux relations sexuelles.  

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Les personnes homosexuelles infectées l’ont certainement été via une lésion lors d’un rapport sexuel, elle sera transmise entre eux par rapport à ceux qui ont plusieurs partenaires sexuels. Cela n’a donc rien à voir avec leur orientation sexuelle.  

La question du vaccin est déjà mise sur table par l’organisation mondiale de la santé, qui souligne que le vaccin contre la variole “classique”, qui a provoqué de graves épidémies en Europe jusqu’au XVIIIe siècle, est efficace à 85 % pour prévenir de la variole du singe, pour laquelle il n’existe pas de vaccin propre.  

Une vaccination antérieure contre la variole peut donc entraîner une maladie moins grave, mais l’OMS précise toutefois que la première génération de vaccins contre la variole n’est plus accessible au grand public aujourd’hui. 

L’OMS précise également que la durée d’incubation est en général de 6 à 16 jours mais peut toutefois aller de 5 à 21 jours, mais en général, la maladie se guérit spontanément, mais peut s’avérer grave pour les jeunes enfants et les personnes immunodéprimées. 

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Sam Sarah Devilus
Journaliste / Communicatrice / Bookstagrameuse.