Les gangs sont supportés par l’élite politique, révèle le New-York Times 

Pooshy Rosana
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©Photo : Enrico Dagnino/Paris Match
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Le quotidien américain New-York Times s’est une fois de plus attaqué à l’élite politique haïtienne, affirmant que celle-ci soutient pleinement les gangs armés en Haïti afin de conserver à tout prix leur influence quotidiennement. 

Le journal dominicain Diario Libre, qui cite le New York Times, a affiché dans ses colonnes, le 30 juillet dernier, que “les gangs se disputent le contrôle de la ville Port-au-Prince et du palais présidentiel”. 

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Il évoque que le territoire est fortement occupé par les gangs, et ceux-ci se trouvent même à proximité du palais présidentiel, du ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT), de la Banque Centrale et du Pénitencier national. Des détails avancés, vraisemblablement, suite aux récents affrontements qui s’étaient déroulés à Bel-Air entre des gangs rivaux, dont le regroupement G9 an Fanmi e Alye dirigé par Jimmy Cherizier alias “Babekyou”, un ancien policier converti en chef de gangs. 

New-York Times pense que « “Babekyou” a le soutien de personnalités politiques cherchant à réprimer les manifestations ou à forcer les gens à voter d’une certaine manière. Les familles des grands hommes d’affaires d’Haïti paient sa bande pour promouvoir leurs intérêts économiques, notamment le passage en toute sécurité de leurs marchandises, qui accostent aux ports de Port-au-Prince. » 

Le journal avance que le criminel peut retenir tout Haïti en otage en raison que certains ports sont abrités à Cité-Soleil, et comme Haïti importe la plupart de sa nourriture et d’autres produits de première nécessité, G9 peut empêcher toute livraison de carburant depuis le terminal Varreux ou d’autres marchandises. 

[L’utilisation des gangs par les courtiers du pouvoir politique en Haïti n’est pas nouvelle. C’était un outil popularisé par le président Jean-Bertrand Aristide lors de son deuxième mandat, qui a débuté en 2001. Les gangs ont ensuite été utilisés principalement pour réprimer une rébellion contre le gouvernement Aristide qui s’est développée dans tout Haïti. (Diario Libre)— CARACTÈRE ITALIC 

Depuis l’assassinat de Jovenel Moïse au pouvoir le 7 juillet dernier, une guerre des gangs fait rage à Port-au-Prince, et à présent les villes de provinces sont infestées par la même tumeur. Plusieurs massacres de civils sont couramment recensés par les autorités étatiques, mais aucune mesure drastique n’est concoctée par l’État haïtien pour remédier à la situation.  

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Pooshy Rosana, journaliste-rédacteur à Netalkolemedia, caricaturiste et graphiste. Parallèlement, coach fitness. Adore la culture populaire, les documentaires et la musculation.