Les gauchers sont souvent laissés de côté lors des recherches scientifiques  

Sam Sarah Devilus
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So Soir
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Des volontaires sont souvent utilisés pour des recherches scientifiques et la candidature de certains est rejetée pour la simple et bonne raison qu’ils sont gauchers. Voilà pourquoi. 

Si les gauchers sont mis de côté lors des expériences scientifiques, cela s’explique par le fait que leur cerveau est très différent de celui des droitiers et les chercheurs ont peur qu’ils gâchent les données. 

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En effet, la recherche sur le cerveau en neuroimagerie utilise l’imagerie par résonance magnétique (IRM ou IRMF) pour capturer des images des régions actives du cerveau. Les chercheurs veulent donc des sujets comparables les uns aux autres pour pouvoir faire la moyenne de leurs données et tirer des conclusions sur le sujet étudié.  

Le cerveau des gauchers étant différent de celui des droitiers, les scientifiques doutent qu’ils auront un résultat fiable si les gauchers font partie des études et ils sont donc exclus. Mais Liam Bailey, qui étudie la neuroscience à l’université Dalhousie, a fait savoir lors d’une interview en 2020, que cette croyance n’était qu’une convention généralisée et qu’en aucun cas les gauchers ne vont gâcher une étude.  

Vu que le cerveau humain est asymétrique, chaque hémisphère est spécialisé dans des fonctions différentes. L’hémisphère gauche contrôle les fonctions motrices des droitiers et l’hémisphère droit contrôle ceux des gauchers. Cela concerne aussi d’autres fonctions comme le langage : chez 95 % des droitiers, c’est l’hémisphère droit qui domine le langage, mais c’est seulement le cas pour 70 % des gauchers selon les études. 

Les gauchers ont un traitement linguistique à gauche mais à plus faible proportion que les droitiers. Ce serait cette découverte qui a poussé les scientifiques à mettre les gauchers de côté lors des études. 

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Sam Sarah Devilus
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Journaliste / Communicatrice / Bookstagrameuse.