Un an après le séisme, le Grand Sud ne voit toujours pas le bout du tunnel 

Ravensley Boisrond
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Photo : RICHARD PIERRIN / AFP
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La population du Gand Sud subit toujours les conséquences du terrible tremblement de terre de magnitude 7,2 survenu le 14 août 2021, qui a coûté la vie à plus de 2 200 personnes et laissé plus de 800 000 sinistrés dans ces départements. 

Un an plus tard, des gangs armés ont pris le contrôle de la capitale, Port-au-Prince, alors que le pays souffre d’une inflation de 26 %, ce qui est devenu plus difficile pour les familles d’acheter de la nourriture et d’autres produits de première nécessité. 

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Certaines organisations comme Save the Children dénoncent que « la faim devient une norme pour les enfants » et rappellent les 340 000 mineurs touchés par le tremblement de terre.  

« Au cours des 12 derniers mois, nous avons constaté une tendance inquiétante à l’augmentation de la faim en Haïti. Le nombre croissant de cas de la faim devient un grand défi pour les enfants et leurs familles, il faut plus d’aide », déplore Perpétue, responsable des opérations d’aide à Haïti de l’ONG. 

Cependant, il faut ajouter que la crise sécuritaire qui a éclaté suite à l’assassinat du président, Jovenel Moise, un mois avant le tremblement de terre, le 7 juillet 2021, dans sa résidence privée à Pèlerin 5. La vacance du pouvoir a vite dégénéré en crise sécuritaire, avec des assassinats et des enlèvements quotidiens, notamment dans de vastes zones de la capitale. L’ONG Mercy Corps prévient à cet égard que « le nombre de gangs a augmenté de façon exponentielle au cours de la dernière année », et qu’ils ont « encerclé la capitale haïtienne et forcé les familles à fuir ». 

Selon le Réseau de défense des droits humains, il y avait 90 gangs dans le pays en 2021. Aujourd’hui, selon la Fondation “Je Klere”, ce nombre est passé à 150, dont 92 gangs à Portt-Au-Principe. Entre janvier et juin, 934 personnes ont été tuées, 684 blessées et 680 enlevées dans toute la capitale en raison de la violence des gangs. Entre le 8 et le 17 juillet, selon les Nations unies, plus de 471 personnes ont été tuées à Cité Soleil, et 3 000 ont été chassées de chez elles, y compris des centaines d’enfants. 

Selon le Programme alimentaire mondial des Nations Unies, 4,5 millions d’Haïtiens connaissent des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë et 1,3 million risquent de souffrir de faim sévère. 

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Posté par Ravensley Boisrond
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Journaliste, Amateur de littérature et de la photographie, grand passionné du multimédia