Haïtiano-Canadien, Me Alexandre Bien-Aimé Bastien, devient le premier homme noir à la cour supérieure du Québec

Sam Sarah Devilus
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Sam Sarah Devilus
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Journaliste / Communicatrice / Bookstagrameuse.
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haïtiano canadien, me alexandre bien aimé bastien, devient le premier homme noir à la cour supérieure du québec

Le lundi 6 février, la porte-parole du ministre de la Justice du Canada, Diana Ebadi, a annoncé la nomination d’Alexandre Bien-Aimé Bastien, juge à la Cour supérieure du Québec. Me Bastien devient le plus jeune juge à un tribunal québécois, mais aussi le premier homme noir à la Cour supérieure du Québec.

 

« Le ministre David Lametti est ravi d’avoir nommé Alexandre Bien-Aimé Bastien à titre de juge de la Cour supérieure du Québec. Le ministre est convaincu que ce juriste qui a été décrit comme un talent générationnel servira bien les Québécois dans son nouveau rôle », a déclaré la porte-parole du ministre de la Justice du Canada, Diana Ebadi.

 

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La nomination de l’avocat de 35 ans a été saluée par des personnalités du monde juridique, dont la présidente de l’Association des avocats de la défense de Montréal-Laval-Longueuil, Me Élizabeth Ménard, qui le décrit comme un brillant homme de loi, travailleur, respectueux et rigoureux.

 

« Il faisait honneur à la profession. Connaissant sa détermination et son talent, je vous assure que ce ne sera pas le dernier des échelons qu’il va gravir », a-t-elle déclaré.

 

Me Matthew S. Shadley, a déclaré que le Haïtiano-Canadien a plus de sagesse que son âge pourrait le laisser croire, et qu’il ne revient pas à tout le monde, surtout si jeune, d’avoir un curriculum vitae comme le sien.

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En effet, Me Alexandre Bien-Aimé Bastien a travaillé sur certains des plus grands dossiers judiciaires au Canada, a écrit un livre sur le droit, a enseigné à l’université McGill, a travaillé à New York, a été clerc à la Cour suprême du Canada, et a une maîtrise de Harvard. Il est également membre du Barreau de Trinité-et-Tobago où il est membre de l’étude New City Chambers, qui le consultait au besoin concernant des dossiers locaux.

 

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Me Alexandre Bien-Aimé Bastien parle le français, l’anglais et le créole haïtien, et avait récemment fait parler de lui à titre d’avocat-conseil pour un jeune homme qui a contesté le droit des policiers d’interpeller aléatoirement des automobilistes. La contestation avait été couronnée de succès et la Cour avait ordonné la fin de ce pouvoir arbitraire, car il servait parfois de sauf-conduit de profilage racial à l’encontre de la communauté noire, mais Québec a porté la décision en appel.

 

Me Patricia Fourcand, trésorière de la section québécoise de l’Association canadienne des avocats noirs, se réjouit de voir actuellement une volonté d’améliorer la représentativité des diverses communautés au sein de la magistrature. Pour elle, c’est important pour que les tribunaux maintiennent leur légitimité, et qu’ils soient le reflet de la population. Mais elle croit surtout que ce sont les aptitudes personnelles du nouveau juge qui justifient sa nomination.

 

« Je ne pense pas du tout que c’est une nomination de courtoisie ou une nomination politique. C’est probablement un des meilleurs juristes de sa génération, » a déclaré l’avocate.

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