Les autorités haïtiennes du pouvoir exécutif ont décrété l’état d’urgence pendant un mois sur quatorze communes des départements de l’Ouest et de l’Artibonite à l’issue d’un Conseil des ministres organisé hier mercredi 17 juillet.
En vue de garantir une plus grande liberté d’action des forces de sécurité locales et de la mission multinationale, le Conseil des ministres a déclaré l’état d’urgence sur la quasi-totalité du département de l’Ouest et certaines communes du département de l’Artibonite.
Gressier, Carrefour, Port-au-Prince, Delmas, Cité Soleil, Tabarre, Pétion-Ville, Kenscoff, Croix-des-Bouquets, Cabaret, Thomazeau, Petite Rivière de l’Artibonite, Liancourt, Verrettes, Gros Morne jusqu’à TiBois d’Homme, seront soumis à des mesures strictes émanant des autorités haïtiennes durant cette période.
Pendant un mois, les forces de sécurité locales soutenues par les membres de la mission multinationale seront aux chevets des gangs armés qui contrôlent en grande partie les communes précitées. Dans cet intervalle, le Premier ministre pourra décréter un couvre-feu, facilitant la tâche aux agents sur le terrain.
Selon des données fournies par les Nations unies, plus de 80% des territoires du département de l’Ouest sont sous contrôle des gangs armés. L’Artibonite, quant à elle, est depuis tantôt une semaine théâtre d’affrontements sanglants entre gangs armés rivaux.

