Une odeur immonde domine Haïti tant par ses fatras que par ses dirigeants

Pooshy Rosana
Pooshy Rosana  - Rédacteur
une odeur immonde domine haïti tant par ses fatras que par ses dirigeants

Alors que le pays s’enfonce dans plusieurs crises simultanément, un malheur encore plus grand plane sur lui, ou plutôt sur son environnement. En raison de la situation actuelle dans plusieurs départements, une augmentation des cas d’insalubrité est constatée. Partout où l’on passe, des tas de déchets font office de décoration ou d’adresse.

En effet, que ce soit dans le département de l’Ouest, particulièrement à Port-au-Prince, dans le Sud-Est, dans le Nord (Cap-Haïtien), ou encore dans le département de la Grand’Anse, des lots de déchets, majoritairement solides, occupent les rues et nuisent à la santé des résidents dans certaines zones, et des passants.

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Depuis la pénurie de carburant, découlant de la décision prise par le gouvernement d’Ariel Henry d’augmenter son prix sur le marché local et de suspendre sa subvention, les services de voiries sont dans l’impossibilité totale de répondre aux besoins de l’environnement et de ses locataires.

Plusieurs personnes avaient tiré la sonnette d’alarme mi-octobre dernier pour alerter les mairies dans certaines communes. Les cas de Delmas, Cap-Haïtien, Jérémie, entre autres, où des résidents ont signalé une nette augmentation de déchets dans certains rues et quartiers.

Par exemple, Delmas une commune qui fut réputée, il y a quelques années, pour ses artères saines s’est vue à présent infester de détritus, et ceci en quantité. Des résidents, face à l’absence de la mairie dans ses responsabilités, sont obligés de jeter leurs restes sur la voie principale de la commune qui mène à Pétion-Ville, ou dans certains axes routiers.

À TabarrePétion-Ville, au centre-ville de Port-au-Prince, particulièrement au Bicentenaire, et plus loin encore au Cap-Haïtien dans le Nord, entre autres, le constat n’est pas différent.

Pas de carburant, pas de services de nettoyage. Le pays est sale, et la gestion des résidus n’est pas une priorité pour les autorités. Une mauvaise odeur domine le pays tant par ses fatras que par ses dirigeants.

Le Service National de Gestion des Résidus Solides (SMGRS) est absent, mais pas plus que le ministère de l’Environnement (MDE) et l’Agence Nationale des Aires Protégées (ANAP) qui sont censés prendre la situation en main.

Vu la quantité de fatras qui occupe les rues, places et marché publiques du pays, l’on devrait s’interroger sur leur gestion à l’avenir. Ces immondices seront-elles triées, recyclées, brûlées ou plutôt jetées en mer, comme la mairie de Port-au-Prince aime souvent le faire ? 

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Pooshy Rosana, journaliste-rédacteur à Netalkolemedia, caricaturiste et graphiste. Parallèlement, coach fitness. Adore la culture populaire, les documentaires et la musculation.