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11 ans de cela, Haïti a enregistré son premier cas de choléra

Quelques mois seulement après qu’un tremblement de terre de magnitude 7,0 à 7,3 a frappé Haïti en 2010, le 22 octobre de cette même année, le pays a été dévasté par une épidémie de choléra. 

L’épidémie de choléra qui en a résulté a tué plus de 10 000 Haïtiens. Neuf mois avant qu’un tremblement de terre catastrophique eût tué plus de 200 000 personnes et déplacé au moins un million. 

 Beatrice Lindstrom, une avocate des droits humains qui était en Haïti en 2010 pour aider les survivants du tremblement de terre, a déclaré à l’animateur de The World, Marco Werman, que “le choléra a frappé alors qu’Haïti était déjà dans un état de crise immense”. Pourtant, l’ONU “a répondu en niant sa responsabilité tout en refusant de s’engager avec les preuves qui étaient clairement disponibles aux yeux du public”, a-t-elle déclaré. 

Un groupe de soldats de la paix des Nations Unies s’est avéré  être la source probable lorsque les eaux usées d’une base de la mission de maintien de la paix des Nations Unies ont contaminé une importante source d’approvisionnement en eau. 

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Mais Il a fallu six ans de plaidoyer pour que l’ONU admette qu’elle a joué un rôle dans l’épidémie, a déclaré Beatrice Lindstrom.    

En 2016, le secrétaire général sortant Ban Ki-moon a présenté des excuses pour le rôle de l’ONU dans l’épidémie de choléra et s’est engagé à lever 400 millions de dollars d’aide aux victimes et à leurs familles. Mais jusqu’à présent, ils n’ont levé que 5% de ce fonds, dit Beatrice Lindstrom. Toute la situation a conduit à une « perte de confiance » entre les Haïtiens et l’ONU, ajoute-t-elle. 

À l’occasion du 10e anniversaire du premier cas de choléra en Haïti, Beatrice Lindstrom avait réuni des responsables de l’ONU et des défenseurs d’Haïti pour examiner les leçons que l’ONU devrait tirer de l’épidémie de choléra

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Ravensley Boisrond
Journaliste, Amateur de littérature et de la photographie, grand passionné du multimédia