Assassinat de Jovenel Moïse : 10 mois après, l’enquête se poursuit 

Pooshy Rosana
Pooshy Rosana
Source Image : La nouvelle tribune
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Jovenel Moïse est mort assassiné depuis le 7 juillet 2021 dans la soirée, en sa résidence officielle à Pèlerin 5 (Pétion-ville), 10 mois après son retrait éternel de l’humanité, son nom refait écho à chaque 7 du mois. Des mercenaires colombiens supportés par des haïtiano-américains.  

L’enquête sur son assassinat boite toujours, l’Exécutif affiche clairement son manque de volonté de rendre justice à JoMo, et parallèlement les autorités judiciaires sont dans l’incapacité d’instruire le dossier. 

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Malgré l’arrestation de plusieurs pions majeurs impliqués dans la mort tragique du 58e président de la République d’Haïti tels que Dimitri Hérard, Amazan Paul Eddy, Jean Laguel Civil, James Solage, Joseph Gertrand Vincent, Mario Antonio Palacios Palacios, Rodolphe Jaar, John Joël Joseph, Samir Handal, entre autres, la vérité sommeille toujours dans l’ombre de la justice haïtienne. 

Le journal américain New York Times, dans ses colonnes, avait révélé les liens existants entre l’un des premiers assassins de Jovenel – Joseph Félix Badio, et l’actuel Premier ministre de facto Ariel Henry. Ces derniers se sont échangés plusieurs fois par téléphone, ce le jour même de l’acte odieux perpétré à l’encontre du nordiste. 

Malgré ses accusations, la justice haïtienne reste muette, Ariel Henry dirige l’État sans aucune légitimité. Son influence politique gagne même les couloirs de l’opposition.  

Son ascension au pouvoir a coûté la tête de plusieurs hauts fonctionnaires dont de l’ex Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Claude Joseph ; l’ex ministre de la Justice Rockefeller Vincent et l’ancien commissaire du gouvernement Bed-ford Claude. Ces derniers accusent jusqu’à aujourd’hui l’implication d’Ariel Henry dans le meurtre du deuxième président Tèt Kale.  

En plus, l’influence de l’ancien président Joseph Michel Martelly sur Jovenel Moïse a été évoqué par le quotidien américain – rien de plus que des propos blasphématoires. L’entourage politique du « parrain » l’a défendu tête baissée.  

Aussi, des rapports d’enquête du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) ont révélé l’implication de l’ex DG a.i de la PNH, Léon Charles, dans cette affaire mais en Haïti qui peut réellement auditionner les présumés assassins de « Nèg Bannann »?  

Plusieurs juges ont été instruits sur ce dossier miné mais tous ont pris la poudre d’escampette à tour de rôle. Les juges Garry Orélien, Chavannes Étienne, Merlan Belabre, tous ont désisté l’enquête sur l’assassinat de Jojo, la plupart en raison de la fragilité du dossier.   

 

À présent Jovenelistes et Tèt Kale se lancent dans une polémique politique et s’accusent de tous les maux, 10 mois après la seule victime demeure Jovenel Moïse !  

Le 7 octobre 2021, la veuve Martine Moïse avait été auditionné au parquet de Port-au-Prince en qualité de témoin, et s’était constituée partie civile. Aucune grande ouverture n’a brillé malheureusement jusqu’à aujourd’hui.  

À chaque 7 du mois, elle s’interroge sur la mort du feu président sur ses réseaux sociaux. Plusieurs proches du défunt empruntent aussi cette voie pour réclamer justice.  

L’ancienne Première dame, en rappel, était sortie grièvement blessée suite à l’attaque contre la vie de son regretté époux, dans la nuit du 6 au 7 juillet dernier. Elle avait été évacuée de toute urgence pour prendre des soins aux États-Unis.  

Suite à son rétablissement à petit feu, « Manman an » était revenue sur la scène pour assister les funérailles nationales de l’assassiné, au Cap-haïtien le 23 juillet, avant de retourner en Floride pour résoudre ses problèmes de santé liés au sinistre.  

Elle – et ses enfants, ont formulé diverses révélations à des médias étrangers sur la mort de leur ancien protecteur, malheureusement l’impasse résiste toujours face à l’enquête. 

L’affaire Jovenel Moïse est un terrain miné d’accusations, de corruption et de mensonges. Malgré l’interpellation d’au moins 48 personnes concernées par cet assassinat, pas un seul accusé n’est connu du peuple haïtien. 

10 mois après l’assassinat de Jovenel Moïse, Haïti demeure un pays sans président et sans justice. 
 

REDACTION : Pooshy Rosana 

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Pooshy Rosana, journaliste-rédacteur à Netalkolemedia, caricaturiste et graphiste. Parallèlement, coach fitness. Adore la culture populaire, les documentaires et la musculation.