Assassiné dans sa résidence privée dans les hauteurs de Pétion-Ville par un commando composé la plupart de colombiens, l’enquête sur le meurtre de Jovenel Moïse, président haïtien, survenu le 7 juillet 2021, sombre dans l’incertitude.
Sombrée dans l’incertitude, la famille du défunt sa femme Martine Moise, qui a été auditionnée mercredi 6 aout, sa fille Jomarlie Moise ainsi que ses alliés politiques, l’ex président de la république, Michel Joseph Martelly, l’ancien chef de son gouvernement par intérim, le Dr Claude Joseph, ne cessent de demander justice pour l’ex président haïtien tué à l’aube du 7 juillet dernier.
Sur twitter l’ex président Michel Joseph Martelly a écrit :
[…] Nous ne devons pas laisser les assassins de Jovenel Moise s’échapper à la justice. L’absence d’action réelle sur ce bilan de décès est une menace pour la démocratie !
De son côté, le ministre des affaires étrangères, Dr Claude Joseph a déclaré sur son fil twitter avec l’hashtag #justicepourjovenelmoise
“Le Président Moïse a été assassiné pour ses idées et ses rêves pour le peuple haïtien. Sa lutte pour un avenir meilleur pour chaque fille et fils d’Haïti doit se poursuivre. #justicepourjovenelmoise
Dans l’enquête sur l’assassinat du président, la police Nationale d’Haïti a fait état de l’arrestation de 44 personnes, dont 12 policiers haïtiens, 18 agents de sécurité colombiens et deux haïtiens américains.
Malgré ces arrestations multiples, on ne sait toujours pas avec certitude qui étaient les coupables de l’assassinat. En outre, le récent tremblement de terre et la catastrophe humanitaire qui a suivi ont retardé le processus.
Fin août dernier, une enquête du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) citant l’implication du Dr Ariel Henry dans ce dossier, affirmait que le président haïtien, Jovenel Moise, avait été « remis » par ses agents de sécurité pour son assassinat.


