Au moins 947 personnes ont été tuées dans des massacres en Haïti entre 2018 et 2022, selon le RNDDH

Mackendy Filderice
Mackendy Filderice  - Rédacteur
Un homme se filme lors d'une grève générale déclenchée pour dénoncer le crime et l'insécurité dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince, en octobre. (Richard Pierrin / AFP/Getty Images)

Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) dans un rapport publié ce vendredi 11 novembre 2022 a révélé qu’au moins 19 massacres et attaques à main armée ont été perpétrés dans le département de l’Ouest, notamment à Port-au-Prince, causant la mort de 947 personnes, entre 2018 et 2022.

Dans son rapport Dysfonctionnement du système judiciaire et pénitentiaire, l’organisation non-gouvernementale de promotion et de défense des droits de l’homme affirme que les gangs armés dans le pays ont causé d’énormes pertes humaines et matérielles en Haïti.

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Dans 16 de ces événements sanglants, le RNDDH dit recenser au moins 947 personnes tuées, 59 disparues et quelque 677 maisons détruites ou incendiées.

« Des mesures publiques n’ont jamais été prises contre ces bandits armés, dont les chefs sont connus et dénoncés par les victimes », a indiqué l’ONG, soulignant que plus de 300 personnes sont mortes en six jours dans le quartier de Cité-Soleil de la capitale lors d’affrontements entre gangs qui ont eu lieu du 7 au 13 juillet de l’année en cours.

Au cours de cette période, au moins 101 viols collectifs ont été enregistrés contre des femmes et des filles, dont 53 à Cité-Soleil, le plus grand bidonville de Port-au-Prince, la Capitale du pays.

La mort des prisonniers

De janvier à octobre 2022, au moins 172 détenus ont perdu la vie dans 14 prisons civiles du pays et dans le commissariat de Petit-Goâve, reconverti en prison.

Dimanche dernier, le chef de la coalition de gangs armés connue sous le nom de G9, l’ex-policier Jimmy Cherisier, alias « Barbecue », a annoncé la libération du principal terminal pétrolier de la capitale, retenu en otage par ses hommes depuis plus de deux mois, créant une crise humanitaire sans précédent en Haïti.

Plus de 60 % de la région de Port-au-Prince est l’otage de gangs armés qui tuent, kidnappent, volent et violent en toute impunité, alors que les autorités de l’État sont totalement impuissantes.

Dans ce contexte, le choléra a déjà causé 97 décès en Haïti, avec un total de 4,194 cas suspects, 502 confirmés et 3,698 hospitalisés, selon le dernier bilan fourni vendredi dernier par le ministère de la Santé Publique et de la Population. (MSPP)

Outre, le gouvernement haïtien dont le Premier ministre Ariel Henry est à la tête a demandé une intervention militaire de la communauté internationale, mais le Conseil de sécurité des Nations Unies a discuté et laissé la décision sur la question sur la table et a imposé des sanctions et un embargo sur les armes aux gangs. 

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Par Mackendy Filderice Rédacteur
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Étudiant en sciences politiques à l'Université Quisqueya, Journaliste-Rédacteur à Netalkolemedia, Publiciste, Humanitaire. Amoureux de la vie et de l'apprentissage.