Depuis un certain temps, on constate la disparition de certains hommes politiques, dont l’ex élu du Nord, Moise Jean-Charles et consorts, autrefois, qui s’érigeaient comme des avant-gardistes.
Cependant, face à ces escalades des actes de violences perpétrées par la coalition criminelle dénommé « Viv Ansanm », où la population civile se trouve toute seule dans leur déboire, ces hommes politiques restent silencieux face au calvaire des résidents de Solino, Nazon, Christ-Roi, Delmas 30, 32, Tabarre, qui peuvent bien sous-entendre qu’ils sont trop occupés dans la lutte intestine pour la séparation du gâteau à travers ce nouveau cabinet ministériel fraichement investit.
Quand la bouche des politiques est bien remplie, comment vont-ils faire pour parler ?
A cet effet, à la vieille du 221è année de la bataille de Vertières, c’est un fait rare où le secrétaire général du parti Pitit Desalin Moise Jean-Charles ne convie pas le peuple haïtien à fouler les rues pour dénoncer quoique ce soit, mais cette même population aux abois a dû fuir leur résidence pour squatter des bâtiments publics. Cette situation ne semble plus être une préoccupation pour ce dernier.
Pourtant, ces hommes politiques avaient profité de la naïveté de cette population assoiffée de résultat, qui prenait l’habitude de fouler le macadam durant les dates historiques à travers des différentes formes de mobilisations qui sont seulement profitables à ces politiciens.
Par ailleurs, environ 20 000 personnes ont été déplacées à Port-au-Prince en raison de la violence des gangs, selon l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), avec plus de 17 000 réfugiés dans des sites temporaires.
Cette situation perturbe les chaînes d’approvisionnement et aggrave la crise humanitaire. Les familles fuient en abandonnant leurs biens, tandis que l’insécurité et la fermeture de l’aéroport paralysent la ville. En 2024, près de 4 000 décès liés aux affrontements entre gangs ont été enregistrés, et 94 % des femmes déplacées risquent des violences sexuelles.
L’ambassadeur français accrédité en Haïti, Antoine Michon, via son compte X, a exprimé ses condoléances aux familles des victimes des exactions commises par les gangs criminels à Port-au-Prince.
Pensées pour les milliers de personnes forcées de quitter leurs domiciles, aux FAD’H et à la MMAS qui combattent les criminels avec courage, a écrit le diplomate français.
Il faut rappeler durant cette semaine la capitale haïtienne était à feu et à sang. Divers cas de meurtre ou de blessés par balle ont été signalés.
Ce gouvernement transitoire a pour mission de rétablir la sécurité en Haïti en vue des prochaines élections générales, alors qu’il prend les rênes dans un contexte de chaos sécuritaire, où des bandits armés de la coalition « Viv ansanm » défient l’autorité de l’État et chassent les habitants de leurs foyers, quartier après quartier.
Les Haitiens ont-ils pris dans la triade des politiciens, autorités et des bandits armés qui les empêchent vraiment le droit de vivre paisiblement dans leur pays?
Dorvil Webertson
Source Photo: RHINEWS



