Depuis la déclaration de l’état d’urgence sécuritaire dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite il y a plus de 15 jours, la situation sur le terrain apparaît préoccupante. Le gouvernement n’a pas encore mis en place les mesures nécessaires pour garantir l’effectivité de cette déclaration.
Dans le département de l’Ouest, la situation est particulièrement alarmante. Des bandes criminelles, notamment les « 400 Mawozo », ont non seulement détruit le commissariat de Ganthier, mais ont également pris le contrôle d’une grande partie de la frontière haïtiano-dominicaine. Par conséquent, la sécurité dans la région est sérieusement compromise.
De plus, l’accès au Grand Sud par voie terrestre est sévèrement restreint en raison des actions de groupes armés tels que « Ti Lapli » et « Izo ». Ces groupes bloquent les routes principales, rendant la circulation difficile et exacerbant la crise humanitaire dans le pays.
Dans le département de l’Artibonite, les violences se poursuivent avec une démonstration de force des bandes criminelles. Cette semaine, des membres de la société civile ont été empêchés de manifester pour réclamer une meilleure sécurité, ce qui témoigne d’une escalade inquiétante de l’insécurité.
L’inefficacité des mesures de l’état d’urgence soulève des questions sur la capacité du gouvernement à rétablir l’ordre et à protéger les citoyens. L’absence de contrôle efficace et la persistance des actes criminels montrent qu’une action concrète et immédiate est nécessaire pour faire face à la crise de la sécurité.
Source Photo: Reuters

