Raoul Pascal Pierre-Louis, Président de la Banque Nationale de Crédit (BNC), a reçu une sommation de Smith Augustin, Conseiller-Président de Transition, exigeant la rétractation immédiate des accusations de corruption qu’il a récemment publiées. L’assignation, délivrée par l’huissier Rémy Rénold, donne à Pierre-Louis 24 heures pour retirer ses propos diffamatoires et présenter des excuses publiques, faute de quoi il s’expose à des poursuites judiciaires.
Le conflit a éclaté après la publication, le 24 juillet 2024, d’une lettre de Pierre-Louis adressée au Premier ministre Garry Conille. Dans ce document, Pierre-Louis affirme avoir été sollicité par des conseillers présidentiels, dont Smith Augustin, pour un paiement de 100 millions de gourdes en échange de son maintien à la BNC. Cette accusation, jugée infondée et malveillante par Augustin, met directement en cause l’honneur et la réputation du Conseiller-Président.
L’assignation demande à Pierre-Louis de retirer non seulement ses déclarations publiques, mais aussi les plaintes qui y sont associées, et de présenter des excuses publiques par le biais de divers médias. S’il ne le fait pas, des poursuites judiciaires seront engagées contre lui et la BNC, qui pourraient déboucher sur des sanctions pénales et des dommages-intérêts.
Ce développement intervient dans un climat tendu où les accusations de corruption et les débats sur l’intégrité des personnalités publiques sont particulièrement sensibles. L’issue de cette affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur la réputation des parties impliquées, ainsi que sur le climat politique et économique du pays.

