Une juge fédérale américaine, Ana Reyes, a décidé de maintenir provisoirement le Statut de protection temporaire (TPS) pour les ressortissants haïtiens vivant aux États-Unis, estimant que l’administration de Donald Trump n’a pas démontré de manière suffisante que la suppression du programme était légalement justifiée.
Cette décision concerne plus de 300 000 Haïtiens bénéficiant actuellement du TPS, l’un des groupes les plus nombreux sous ce programme humanitaire.
Maintien des droits pendant la procédure
Selon l’ordonnance judiciaire, les bénéficiaires haïtiens conservent leur statut pendant toute la durée de la procédure en justice.
Ils peuvent donc continuer à :
-
rester légalement aux États-Unis
-
travailler avec une autorisation valide
-
conserver leurs permis administratifs
-
garder leur assurance santé
-
poursuivre leurs activités professionnelles et familiales
Pour l’instant, leur situation quotidienne ne change donc pas.
Un statut accordé depuis le séisme de 2010
Le TPS est un programme humanitaire américain créé pour protéger temporairement contre l’expulsion les ressortissants de pays confrontés à des catastrophes majeures ou à des crises graves.
Les Haïtiens en bénéficient depuis le séisme dévastateur de janvier 2010. Depuis, plusieurs prolongations ont été accordées en raison de l’instabilité politique, de l’insécurité, des catastrophes naturelles successives et de la situation humanitaire difficile dans le pays.
Une affaire encore loin d’être terminée
Malgré cette décision favorable aux bénéficiaires, l’avenir du TPS reste incertain. L’administration Trump a déjà déposé un appel devant la Cour d’appel fédérale du circuit de Washington.
Cela signifie que la bataille judiciaire continue et qu’une décision finale pourrait encore prendre du temps.
En attendant, les ressortissants haïtiens concernés peuvent continuer à vivre et travailler normalement aux États-Unis pendant que la justice examine le dossier.


