POLITIQUE

Le bras de fer persiste entre les États-Unis et l’ex sénateur Jean Charles Moïse

Le bras de fer persiste entre les États-Unis et l'ex sénateur Jean Charles Moïse

Dans un article publié ce vendredi par Miami Herald, les États-Unis dément les allégations de l’ancien sénateur Jean Charles Moïse faisant croire qu’il avait été déporté par le gouvernement américain pour avoir refusé de coopérer avec les agents de l’immigration américaine,  avouer l’objectif de sa tournée au Nigéria, ainsi que ce qu’il avait discuté avec Maduro au mois de novembre 2021.

Le journal rapporte que l’ex parlementaire Jean Charles Moïse avait été renvoyé vers Haïti mardi dernier parce qu’il était en accointance avec deux personnes identifiées par les États-Unis comme étant des trafiquants de drogue. Sur une photo décrite par le journal, ‘‘l’ancien sénateur haïtien Jean-Charles Moïse (au centre) pose avec Diosdado Cabello (à gauche), le n° 2 du gouvernement vénézuélien de Nicolás Maduro et le chef réputé d’un cartel de la drogue.  Ils sont accompagnés de l’ancienne ministre vénézuélienne Carolys Helena Pérez González lors d’une visite à Caracas”.

Moïse Jean-Charles pose avec Diosdado Cabello - Carolys Helena Pérez González

L’ancien sénateur haïtien Moïse Jean-Charles (au centre) pose avec Diosdado Cabello (à gauche), le n° 2 du gouvernement vénézuélien de Nicolás Maduro et le chef réputé d’un cartel de la drogue et l’ancienne ministre vénézuélienne Carolys Helena Pérez González lors d’une visite à Caracas.

Par ailleurs, les autorités américaines déplorent le fait que le numéro 1 du parti politique Pitit Dessalines qui figure, fort souvent, en pole position dans les sondages pour les prochaines élections a profité de l’annulation de son visa pour faire sa capitale politique au sein de la population haïtienne. « Candidat présumé à la présidence aux élections générales d’Haïti qui n’ont pas encore été programmées, il utilise maintenant son traitement pour rallier le soutien et gagner les faveurs des éléments anti-américains en Haïti “, a précisé le journal.

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À rappeler que depuis 1998, année de l’élection de Hugo Chávez, les relations diplomatiques entre les États-Unis et le Venezuela se sont très tendues. Depuis le 23 janvier 2019, les États-Unis ne reconnaissent plus aucun président vénézuélien. En outre, depuis un certain temps, les États-Unis considèrent le Venezuela comme étant un pays de trafiquants de drogue passant par Haïti ou la République dominicaine, en destination de la Colombie ou des États-Unis.

Jean Charles Moïse tacle Miami Herald

Pour sa part, le leader de Pitit Dessalines rejette d’un revers de main les allégations du journal Miami Herald. Alors qu’il se trouvait aux Gonaïves pour participer à la cérémonie de remise de diplômes d’une promotion d’étudiants de l’École de Droit et des Sciences Économiques de Gonaïves (EDSEG), Moïse en a profité pour informer que ces propos ne visent qu’à ternir son image. Selon lui, tout n’est que mensonge.

Jean Charles Moïse a avancé que le président vénézuélien Nicolas Maduro et le ministre des affaires étrangères Félix Placensia ne sont pas des dealers de drogue. Toutefois, l’ex sénateur n’a pas évoqué le nom de Diosdado Cabello, le chef réputé d’un cartel de drogue vénézuélien qu’il a rencontré, selon Miami Herald.

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Stevinsonne Jeune
Stevinsonne JEUNE, journaliste et rédacteur. Étudiant finissant en sciences juridiques à l'Université d'État d'Haïti Praticien en Droit au sein du tribunal de paix de Delmas.