Le choléra a déjà fait 174 morts en Haïti

Mackendy Filderice
Mackendy Filderice
le choléra a déjà fait 174 morts en haïti
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Le choléra a déjà fait 174 morts en Haïti (117 dans les centres et 57 dans les foyers) un mois et demi seulement après sa réapparition dans le pays, a rapporté ce jeudi 17 Novembre 2022 le ministère de la Santé publique et la population (MSPP).

Par ailleurs, on dénombre 9 317 cas suspects, 807 confirmés et 8 146 hospitalisés dans neuf départements géographiques touchés par la maladie, bien que le plus durement touché soit l’Ouest (716 cas confirmés pour 8 650 suspects).

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Selon les données du MSPP, 60 % des cas suspects correspondent à des hommes et 40 % à des femmes, avec un taux de positivité à la maladie de 39,25 %.

 Les femmes enceintes et les mineurs sont très vulnérables

La tranche d’âge la plus touchée à ce jour est celle des enfants de 1 à 4 ans avec 138 cas confirmés, suivie de celle des 30 à 39 ans avec 133.

Selon le Bureau, des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), près de 40 % des cas suspects surviennent chez des enfants de moins de 15 ans et les femmes enceintes sont également très vulnérables, en particulier au cours du dernier trimestre de la grossesse.

Face à cette situation, le gouvernement haïtien, les Nations unies et d’autres partenaires ont lancé mardi un appel de 145,6 millions de dollars pour soutenir la réponse d’urgence au choléra et venir en aide à 1,4 million de personnes qui vivent dans les zones les plus touchées.

Alors que le nombre de cas suspects continue d’augmenter, » on craint que la propagation de la maladie n’atteigne rapidement d’autres centres urbains du pays », a averti OCHA, indiquant que les groupes de personnes vulnérables courent un risque plus élevé de contracter le choléra.

Selon l’Organisation panaméricaine de la santé/Organisation mondiale de la santé (OPS/OMS), entre 300 000 et 500 000 personnes risquent de tomber malades.

La réapparition du choléra survient dans un contexte de crise sociopolitique, sécuritaire et humanitaire qui a paralysé le pays, même si la reprise récente de l’activité au terminal pétrolier de Varreux devrait faciliter la reprise.

Le blocus du principal terminal du pays par la coalition des gangs « G9 en famille et alliés » a limité le fonctionnement des services de base tels que l’électricité, la distribution d’eau et les télécommunications à des niveaux critiques pendant des semaines.

Même les centres de santé et les hôpitaux ont dû fermer ou réduire leurs activités en raison des pénuries de carburant et des difficultés pour le personnel de santé de se rendre au travail.

Bien qu’Haïti ait connu des épidémies de choléra dans le passé, en particulier après le tremblement de terre de 2010, la situation est très différente aujourd’hui, car le manque de carburant et l’insécurité rendent difficile la mobilisation de l’aide humanitaire d’urgence.

Entre le 1er juin et le 30 septembre, le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) a documenté plus de 1 300 meurtres, blessés et disparitions dans des affrontements armés entre la police et des gangs.

Rien qu’en octobre, les activités des gangs ont tué 206 civils et en ont blessé 110, tandis que 138 personnes ont été enlevées.

 

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Étudiant en sciences politiques à l'Université Quisqueya, Journaliste-Rédacteur à Netalkolemedia, Publiciste, Humanitaire. Amoureux de la vie et de l'apprentissage.