SOCIÉTÉ

Les ouvriers de la SONAPI n’en peuvent plus du salaire minimum actuel

Les ouvriers de la Société Nationale des Parcs Industriels (SONAPI) foulent à nouveau le macadam pour exprimer leur ras-le-bol au modique salaire minimum qui reste constant depuis des années alors que l’inflation n’a cessé d’augmenter. Ils réclament 1500.00 Gourdes comme nouveau salaire minimum. 

Ce mercredi 16 février 2022, les rues de Port-au-Prince sont une fois de plus bondées d’ouvriers de la SONAPI qui continuent leur mouvement de protestation pour exiger un salaire minimum de 1500.00 Gourdes, puisque ce dernier reste 500.00 Gourdes depuis plusieurs années alors que la vie chère n’a fait qu’aggraver avec la hausse généralisée des prix des produits.

La dernière révision sur le salaire minimum journalier a été effectuée le 1er novembre 2019. Ce dernier était passé de 420.00 Gourdes à 500.00 Gourdes pour 8 heures de travail, après l’arrêté présidentiel du 31 octobre 2019, paru dans « Le Moniteur », journal officiel de la République.

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Plus de 4 ans après, ce salaire a gardé une constance qui consterne les ouvriers, qui, depuis quelques jours, ont commencé une série de mouvements de protestation avec un objectif clair : « Augmentation du salaire minimum jusqu’à 1500.00 Gourdes » ; une ambition qui a attiré l’attention du premier ministre, Dr Ariel Henry, qui a affirmé que le Conseil Supérieur des Salaires (CSS) travaille sur la finalisation des recommandations. Lesdites recommandations, selon lui, aideront à fixer le salaire minimum journalier au sein de l’économie.

Entre-temps, sous la pression du coût de la vie les ouvriers continuent à exprimer leur ras-le-bol. Après avoir encaissé entre autres : augmentation des prix des produits, hausse des prix des produits pétroliers, dévaluation de la gourde, toutes sortes d’indicateurs qui ont malheureusement rendu quasiment impossible leur survie avec le salaire minimum fixé à 500.00 Gourdes depuis 4 ans.

Les mouvements de protestation de ce mercredi ont débuté par devant la SONAPI, puis les protestataires ont emprunté la route de l’aéroport où ils ont été dispersés par des tirs de gaz lacrymogène dans les périphéries de Carrefour de l’aéroport (Kafou rezistans), non loin de l’Office National d’Assurance-Vieillesse (ONA). Déterminés, ils ont continué dans leur objectif qui est de se rendre à la résidence privée du premier ministre, à Musseau, à Delmas 60, où ils livreront leur message relatif à l’augmentation du salaire minimum.

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