Les sanctionnés doivent céder la place à de nouveaux politiciens en Haïti selon Joseph Harold Pierre

Mackendy Filderice
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les sanctionnés doivent céder la place à de nouveaux politiciens en haïti selon joseph harold pierre
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Les sanctions américaines et canadiennes contre des politiciens haïtiens pour avoir prétendument fourni un soutien financier et opérationnel à des gangs armés qui menacent la sécurité pourraient jeter les bases de la montée en puissance d’une nouvelle classe politique en Haïti.

« En effet, il est pratiquement impossible que les politiciens sanctionnés puissent se représenter, puisque la reconnaissance d’un gouvernement par la communauté internationale est nécessaire », a déclaré l’économiste et homme politique haïtien Joseph Harold Pierre.

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Harold Pierre a plaidé pour une nouvelle élite politique haïtienne avec des personnes compétentes et moralement prestigieuses pour la construction d’une nouvelle opinion publique.

Jusqu’à présent, les deux pays nord-américains ont sanctionné huit politiciens haïtiens, dont un ancien président, deux anciens premiers ministres et deux sénateurs en exercice, dont l’un est le président du Sénat haïtien.

Toutes les personnes impliquées verront leurs avoirs dans le pays de sanction gelés, elles ne pourront pas y effectuer de transitions et les citoyens de ces pays ne pourront pas non plus le faire, à l’intérieur ou à l’extérieur du territoire.

Joseph Harold Pierre, expert en politique latino-américaine, a estimé que la justice haïtienne devrait donner suite aux décisions du Canada et des États-Unis de sanctionner également ces politiciens ou de faire reconnaître leur innocence au cas où l’un ou l’autre ne serait pas responsable de le crime Chaos haïtien.

« Ce qui m’importe, c’est que la justice fonctionne en Haïti et que l’État existe à nouveau minimalement« , a-t-il dit, indiquant que, pour le moment, « l’absence totale de l’État, donc, de l’appareil judiciaire laisse tout dans les limbes ».

L’économiste a également analysé que l’insécurité en Haïti pourrait augmenter à court terme, puisque les personnes sanctionnées, au cas où elles seraient coupables et seraient totalement hors du pouvoir, « ne resteront pas les bras croisés lorsqu’elles se retrouveront privées de l’accès à tant d’argent facile et contrôle du territoire par les gangs ».

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Étudiant en sciences politiques à l'Université Quisqueya, Journaliste-Rédacteur à Netalkolemedia, Publiciste, Humanitaire. Amoureux de la vie et de l'apprentissage.