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Libération à tout prix des 17 missionnaires, le Canada et les États-Unis s’y mettent à fond 

La gendarmerie du Canada a confirmé leur partenariat avec la police nationale d’Haïti et les États-Unis, dans le cadre de l’enlèvement des 17 missionnaires étrangers dont 16 Américains et un Canadien, samedi dernier, précisément à Ganthier tout près de la commune de Croix des Bouquets, par la troupe de gangs armés dénommées 400 Mawozo. 

D’après le journal EFE, parmi les otages, on y retrouve 5 enfants et 12 autres personnes qui font partie d’une mission basée dans l’État d’Ohio, aux États-Unis. 

Selon les déclarations du ministre de la Justice, Liszt Quitel, dans Wall Street Journal reportées par la chaîne américaine CNN : « La troupe de gangs armés dénommée 400 Mawozo exige un montant de 17 millions de dollars US, à raison d’un million par personne afin de libérer les otages ». 

D’autre part, l’ancien colonel Himler Rebu se prononce sur la dégradation du climat de sécurité du pays. Selon lui, il y existe beaucoup de risques pour que la situation de crise sécuritaire s’aggrave davantage. L’ancien officier des forces armées d’Haïti (FADH), déconseille aux militaires américains d’intervenir pour tenter de libérer les 17 missionnaires kidnappés par les gangs 400 Mawozo. 

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Par ailleurs, Himler Rebu n’a pas caché ses émotions, ni ses frustrations. L’ancien cadre de FADH ne s’est pas retenu de dire que les États-Unis profitent du phénomène de kidnapping pour comploter contre Haïti. 

Toutefois, si l’on croit le colonel, le gouvernement haïtien doit envisager de nouvelles mesures afin de freiner l’insécurité au sein du pays. 

Rappelons que les autorités haïtiennes n’ont jamais condamné les actes de kidnapping effectué sur la population, voire essayer de donner une réponse réelle afin de libérer les otages. Pourtant, quand il s’agit des missionnaires étrangers, le ministre de la Justice s’est accaparé du dossier. Une conjoncture qui a suscité la colère de plus d’uns, qui se considèrent comme étant des victimes de discrimination. 

 

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Annelie Noel
Originaire de Port-au-Prince. Diplômée en communication et en hôtellerie. Elle est une journaliste motivée, attentive, dynamique et rigoureuse. Elle s'accroche beaucoup à son métier de journaliste.