Massacre à Petite-Rivière de l’Artibonite, les bandits refont surface 

Pooshy Rosana
Pooshy Rosana
Photo : Mapio.Net
Écoutez cet article

Après plus d’un an de silence, le trouble revient dans le département de l’Artibonite, plus précisément à Petite-Rivière où des groupes armés s’affrontent pour une affaire de territoire, causant ainsi des dégâts matériels en plus des nombreuses victimes signalées. 

Les sanguinaires de Savien et Jean-Denis s’affrontent armes et machettes à la main depuis plusieurs jours pour s’éradiquer mutuellement, à Bas Artibonite. Des passants [innocents] non-concernés par ce conflit ne sont pas épargnés par ses cannibales de premier degré. Le simple fait d’être originaire de la localité adverse coûte cher à tout prix. 

- Advertisement -
Ad imageAd image

Au moins 21 personnes sont mortes dans la commune de Petite-Rivière, et la majorité d’entre elles sont lynchées, brûlées par les bandits de Savien ou de Jean-Denis. 

Le Collectif Défenseur plus, une organisation de droits humains, a dressé un bilan inquiétant de ce conflit armé et dénoncé la passivité de l’État haïtien face à la situation. 

Me Antonal Mortimé révèle que les paysans qui résident dans la zone de conflits ont été contraints de rester chez eux, ce, malgré la famine. Aucune possibilité de se rendre au marché, au jardin, entre autres. 

L’heure est grave en Haïti. Alors que Port-au-Prince sombre dans le chaos, des bandits prennent en otage des villes de provinces. Vivre dans la tranquillité devient un véritable défi pour les Haïtiens, particulièrement les femmes, les enfants et personnes âgées – premières victimes de la prestation des gangs armés qui tuent, pillent et kidnappent à longueur de journée sous le regard paisible des autorités. 

Facebook Comments

Partagez cet article
Pooshy Rosana
Posté par Pooshy Rosana
Follow:
Pooshy Rosana, journaliste-rédacteur à Netalkolemedia, caricaturiste et graphiste. Parallèlement, coach fitness. Adore la culture populaire, les documentaires et la musculation.