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La FJKL, s’alarme sur la situation des détenus de la prison civile de Croix-des-Bouquets 

Dans un rapport publié le jeudi 3 février, la Fondasyon Je Klere (FJK), s’est dit préoccupé par la situation alarmante des détenus de la prison civile de Croix-des-Bouquets. Ainsi, l’organisme des droits humains lance un SOS aux autorités de l’Etat, pour y remédier face à la situation dégradante à laquelle est confrontée les prisonniers. 

La Fondasyon Je Klere ( FJKL), a mis l’accent sur la situation dégradante et insalubre des détenus de la prison civile de Croix-des-Bouquets, tout en invitant les autorités à agir le plus tôt que possible afin d’améliorer leur situation. 

La détention préventive prolongée qui constitue un des défis majeurs de la justice affecte directement les prisons en Haïti. La prison civile de la Croix-des Bouquets n’est pas non plus épargnée. Ce centre pénitentiaire compte un grand nombre de prisonniers dans un espace carcéral non approprié. Une occasion pour la FJKL d’attirer encore l’attention des autorités sur la situation précaire des prisonniers au niveau des cellules. 

Selon la coordonnatrice de la FJK, Marie Yolène Gilles, la prison civile de la Croix-des-Bouquets compte 1030 prisonniers, soit 324 condamnés, plus de 700 prisonniers en détention préventive prolongée et 109 agents affectés à l’espace carcéral. On constate une grande faiblesse au niveau de l’administration de ce centre. 

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Depuis plusieurs jours, les agents de la PNH affectés à la prison ne se rendent pas à leur poste de travail. Ainsi, les prisonniers sont livrés à eux-mêmes. « Quand une famille apporte de la nourriture, il n’y pas d’agents pour la recevoir et ce qui fait que les prisonniers meurent de faim », s’indigne la coordonnatrice.  

Dans la prison civile de Croix-des-Bouquets, ” ce sont les prisonniers qui ont le contrôle de tout. Ils ont les clés de la prison, ce sont eux qui cuisinent. Un plat chaud se vend à 200 gourdes. Le prix d’un galon d’eau traité se vend entre 75 gourdes et plus. Du point de vue sanitaire les conditions dans lesquelles fonctionnent les prisonniers ne sont pas favorables. Ceux qui sont malades n’ont pas accès à des soins de santé “, précise l’organisme des droits humains.  

Toutefois, pour pallier à ces dérives, la FJKL appelle les autorités policières particulièrement l’Inspection générale de la police, la Direction Administration Penitenciaire et la Direction de la Police Nationale à mener une enquête sur les cas d’abandons dans la prison civile Croix-des-Bouquets, de faire un contrôle sur les dépenses effectuées sur la livraison de la nourriture dans la prison, de prendre des dispositions pour garantir la sécurité des policiers affectés à la prison. 

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Annelie Noel
Originaire de Port-au-Prince. Diplômée en communication et en hôtellerie. Elle est une journaliste motivée, attentive, dynamique et rigoureuse. Elle s'accroche beaucoup à son métier de journaliste.