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La région du cerveau liée au clitoris enfin identifiée  

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Le cortex somato-sensoriel est chargé de capter et intégrer les informations sensorielles envoyées par notre corps à notre cerveau et à chaque partie du corps correspond une région précise du cortex somato-sensoriel. Les chercheurs avaient trouvé la place de plusieurs organes mais d’autres comme le clitoris était jusque-là inconnu. 

Une étude a été réalisée sur 20 femmes âgées entre 18 à 45 ans, a permis de déterminer la région liant le cerveau et le clitoris. Elles ont passé une IRM fonctionnelle pour sonder leur cerveau, pendant qu’un dispositif tactile stimulait leur clitoris. Les régions cérébrales actives apparaissent alors sur les images. Les résultats de cette étude ont été publiés le 20 décembre dernier dans le Journal of Neuroscience. 

La place du clitoris dans le cortex somato-sensoriel serait alors à côté de la hanche, comme cela avait été observé en 2005 pour le pénis. Il s’agit des aires de Brodmann 1, 2 et 3a, situées le long du gyrus post-central, mais l’endroit exact varie beaucoup entre chaque femme. 

Il est également important de souligner que l’aire du cerveau activée lors d’une stimulation du clitoris est plus étendue chez les femmes ayant davantage de rapports sexuels. 

Pour chacune des participantes, les chercheurs ont mesuré l’épaisseur des dix zones les plus actives. Le but est de faire le lien entre leurs habitudes sexuelles et la structure de leur cerveau. Cela a révélé que les participantes qui ont des rapports sexuels plus fréquents, ont un cerveau plus épais dans la région activé par la stimulation du clitoris mais cette découverte ne veut pas dire que le sexe fait grandir des régions cérébrales ou que l’épaisseur la plus grande fera de sorte que la femme soit plus sensible aux stimulations clitoridiennes, ou qu’elle serait plus prédisposée à avoir plus de rapports sexuels que les autres.  

“Nous avons trouvé une association entre la fréquence des rapports sexuels et l’épaisseur de la région génitale cartographiée individuellement” 

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A explique Christine Heim, instigatrice de ces recherches. D’autres études s’avèrent nécessaires pour clarifier le rapport entre la fréquence des rapports sexuels et l’épaisseur du cerveau.  

Cette étude sur le clitoris pourrait aider à mieux traiter les personnes ayant subi des violences sexuelles ou souffrant de troubles sexuels. En 2013, une étude a montré que les personnes ayant subi des violences sexuelles traumatisantes présentaient une aire génitale réduite.  

” Nous avons émis l’hypothèse, à l’époque, que cela pourrait être la réponse du cerveau afin de limiter l’effet nocif de l’abus” a expliqué Christine Heim. 

A l’avenir, le but est de développer des moyens pouvant aider ces patients. Elle dit vouloir étudier si certains troubles sexuels sont liés à des altérations de l’aire génitale et des thérapies visant à entraîner cette aire pourraient alors, peut-être, être envisagées. 

 

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Sam Sarah Devilus
Journaliste / Communicatrice / Bookstagrameuse.