Le 2 novembre est déclaré par l’UNESCO, journée internationale de lutte contre l’impunité pour les crimes contre les journalistes

Sam Sarah Devilus
Sam Sarah Devilus  - Rédactrice
le 2 novembre est déclaré par l'unesco, journée internationale de lutte contre l'impunité pour les crimes contre les journalistes

En hommage aux journalistes de la RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, assassinés au Mali le 2 novembre 2013, l’assemblée générale des Nations Unis a décrété cette journée, la journée internationale de lutte contre l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, suite à une résolution portant sur la sécurité des journalistes et la lutte contre l’impunité.

Torture, disparitions, détention arbitraire, intimidation, harcèlement, violences et assassinat, sont les principaux risques qu’encourent quotidiennement les journalistes dans le monde, dans l’exercice de leur travail. Les journalistes sont également confrontés à d’innombrables menaces, enlèvement, agressions physiques, notamment dans la sphère numérique. Les meurtres constituent la forme la plus extrême de censure des médias.

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Les menaces de violence et les attaques contre les journalistes en particulier, créent un climat de peur parmi les professionnels des médias, ce qui entrave la libre circulation des informations, des opinions et des idées au sein de la population. Dans de nombreux cas, les menaces de violence et les attaques contre les journalistes ne font pas l’objet d’enquêtes appropriées, ce qui conduit trop souvent à des agressions plus graves, voire à des meurtres.

Mettre fin à l’impunité des crimes contre les journalistes constitue l’une des conditions sine qua non, pour garantir la liberté d’expression et l’accès à l’information pour tous les citoyens.

Le secrétaire général de L’ONU Antonio Guterres dans un communiqué ce mercredi, a déclaré qu’une presse libre est indispensable à la vie des démocraties, car elle dévoile les méfaits, aide à comprendre la complexité du monde et contribue à la réalisation des Objectifs de développement durable.

« Pourtant, plus de 70 journalistes ont été tués cette année, uniquement pour s’être acquittés de ce rôle dans la société. Ces crimes sont rarement élucidés. Parallèlement, le nombre de journalistes emprisonnés a atteint un niveau record et les menaces d’incarcération, de violence et de mort se font chaque jour un peu plus pressantes, » a-t-il poursuivi.

Selon lui, l’explosion de la désinformation, du harcèlement en ligne et des discours de haine, en particulier envers les femmes journalistes, entrave le travail des médias partout dans le monde. « L’intimidation par l’argent ou le droit, complique la tâche de celles et ceux qui cherchent à faire rendre compte aux puissants. Cette évolution représente une menace non seulement pour les journalistes, mais aussi pour la société en général, » affirme Monsieur Guterres.

Soulignant que le Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes a pour but de permettre aux professionnels des médias de faire leur métier librement et en toute sécurité, Antonio Guterres invite les États et la communauté internationale, à prendre les mesures nécessaires pour protéger les journalistes.

« Nous devons mettre fin à cette culture de l’impunité présente partout et laisser les journalistes faire le travail essentiel qui est le leur. En cette Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, saisissons l’occasion qui s’offre à nous de rendre hommage aux professionnels des médias et de défendre la liberté, la justice et les droits humains pour toutes et tous, » a-t-il conclu.

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), depuis 2012, 950 journalistes ont été tués dans le monde, et 9 assassinats sur 10 restent impunis. En Haïti, nous assistons souvent au meurtre des travailleurs de la presse, leur disparition, ou les violences verbales et physiques dont ils font l’objet. Les auteurs de ces actes restent impunis.

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