Le Conseil de sécurité de l’ONU a suspendu en dernière minute la session sur la crise en Haïti 

Par
Mackendy Filderice
Rédacteur
Étudiant en sciences politiques à l'Université Quisqueya, Journaliste-Rédacteur à Netalkolemedia, Publiciste, Humanitaire. Amoureux de la vie et de l'apprentissage.
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le conseil de sécurité de l'onu a suspendu en dernière minute la session sur la crise en haïti 

Le Conseil de sécurité de l’ONU a suspendu à la dernière minute une session extraordinaire qu’il allait consacrer à la crise en Haïti, qui visait à freiner d’une manière ou d’une autre la détérioration de la sécurité que connaît le pays, aggravée par une épidémie de choléra. 

La réunion avait été convoquée ce mercredi 19 Octobre 2022, à 15h00 heure locale (19.00 GMT) de manière inattendue dans la matinée, bien qu’à la même heure, une autre réunion était prévue pour traiter la guerre en Somalie, mais quelques minutes avant sa tenue, elle a été suspendue et reportée jusqu’à une date non précisée. 

Déjà l’ambassadeur français auprès de l’ONU, Nicolas de Rivière, a déclaré ce mercredi 19 Octobre dans la matinée en entrant dans une autre session du Conseil « qu’il semblait improbable que l’on puisse discuter mercredi de l’une des deux résolutions sur Haïti, qui sont actuellement négociés dans les coulisses parmi les membres du Conseil. »  

L’idée des deux résolutions distinctes est apparue le lundi 17 Octobre dernier, lors d’une autre réunion du Conseil sur Haïti : une pour favoriser une intervention armée étrangère de soutien aux forces haïtiennes pour reprendre le contrôle de grandes parties du pays contrôlées par des gangs criminels, et une autre pour imposer une batterie de sanctions aux responsables de la violence, y compris les dirigeants des gangs. 

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Déjà lors de la session de lundi, d’importantes divergences ont prospéré sur le fond et la forme des deux résolutions, et la Russie et la Chine ont tous deux exprimé leurs doutes quant à l’opportunité et à l’efficacité des deux mesures. 

Mais cependant, c’est le gouvernement haïtien lui-même qui a demandé le 7 octobre dernier le soutien d’une force armée internationale pour débloquer les principales routes et ports du pays et garantir ainsi la libre circulation de l’eau, du carburant et du matériel médical afin d’éviter que la situation dans le pays ne se détériore davantage. 

Deux jours plus tard, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a proposé d’envoyer une « force d’action rapide » dans le pays, composée de soldats d’un ou plusieurs pays pour aider le gouvernement à reprendre le contrôle de Port-au-Prince aux gangs armés et débloquer l’approvisionnement du carburant et d’autres produits de base, mais jusqu’à présent aucun pays n’a officiellement accepté de diriger ou d’organiser une telle force.

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