Les associations de distributeurs des produits pétroliers affirment que l’essence n’arrive pas en quantité dans les stations de services 

Pooshy Rosana
Pooshy Rosana
PHOTO MATIAS DELACROIX, ASSOCIATED PRESS
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La pénurie de carburant perdure à Port-au-Prince et dans les villes de provinces face à cette rareté des associations du secteur dénoncent la situation, évoquant que l’essence n’arrive pas en quantité dans les stations de services par rapport au volume de produits pétroliers livrés par les terminaux. 

Les responsables de l’Association Nationale des Produits Pétroliers (ANADIPP) et de l’Association Nationale des Propriétaires des Stations-services (ANAPROSS), rapporte que l’approvisionnement des produits pétroliers se fait au compte-goutte dans les stations-services. 

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[« Si 63 % du volume était livré, la crise ne devrait pas être aussi rude », a confié ce mardi David Turnier, président de l’ANADIPP, soulignant que les stations d’essence continuent de recevoir entre 15 et 20 % du volume mensuel habituel. 

 (Italic) « Quand je regarde les rapports journaliers de Varreux, je ne suis pas tout à fait convaincu que ces volumes soient effectivement dans les stations d’essence, a confié Marc André Dériphonse à la matinale de Magik 9. « Il y a un travail à faire entre les compagnies pétrolières et l’État pour que les cargaisons qui laissent les terminaux arrivent à bon port. Si l’on vend du carburant à une station, que le carburant aille effectivement vers cette station », a-t-il insisté.] Le Nouvelliste 

Sur Twitter l’ANADIPP avait rapporté le 29 août dernier que « du 1er août à aujourd’hui, les terminaux de Varreux et de Thor ont reçu : 182,344 barils de diesel ; 38,056 de kérosène et 201,313 barils de gazoline, soit 63% des 667,000 barils nécessaires au pays. Pourquoi les stations-service n’ont-elles pas reçu 63% de leur volume habituel ? ». 

Depuis plus d’un an l’or noir se fait rare sur le marché local, toutefois il est pleinement disponible sur le marché noir avec la complicité des responsables de pompes, des pompistes et certains bandits. En effet, la vente illicite de carburant dans des récipients est monnaie courante, et l’État haïtien tolère une telle pratique. La pénurie est tellement aiguë que des propriétaires de véhicules sont obligés d’abandonner leur véhicule dans des stations-services dans le seul but de faire le plein un jour. 

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Pooshy Rosana, journaliste-rédacteur à Netalkolemedia, caricaturiste et graphiste. Parallèlement, coach fitness. Adore la culture populaire, les documentaires et la musculation.