SOCIÉTÉ

Mécontentement à l’aéroport Internationale Toussaint Louverture suite à des déportations

Des scènes de mécontentement ont éclaté mardi à l’aéroport International Toussaint Louverture parmi les migrants renvoyés en Haïti depuis un camp frontalier du Texas, alors que le président américain Joe Biden faisait face à une pression croissante pour mettre fin à une politique de déportations qui, selon le chef des réfugiés de l’ONU, pourrait être illégale.

Environ10 000 migrants, notamment des haïtiens, se trouvent dans des conditions incertaines dans un camp pour migrant à Del Rio dans la ville de Texas, à Ciudad Acuna au Mexique.

Ces derniers jours, les autorités américaines ont retiré au moins 4 000 personnes du site pour traitement dans des centres de détention. Quelque 523 Haïtiens ont été expulsés vers Haïti sur quatre vols, et les rapatriements devraient se poursuivre régulièrement, a déclaré le département américain de la Sécurité intérieure.

Les rapatriés ont réagi avec mécontentement alors qu’ils descendaient des vols à l’aéroport Toussaint Louverture après avoir dépensé des milliers de dollars pour des voyages ardus depuis Hait via l’Amérique du Sud dans l’espoir d’une vie meilleure aux États-Unis.

Mardi, ils se sont retrouvés là où ils avaient commencé. Un groupe d’hommes vêtus de T-shirts blancs s’est précipité vers l’avion après avoir débarqué à Port-au-Prince, un homme tentant de remonter à bord, peut-on voir les vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux.

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Les migrants ont fait irruption dans une zone réglementée de l’aéroport alors qu’ils tentaient de récupérer des passeports et des effets personnels, et le personnel au sol a fermé la porte de l’avion avant que l’homme ne puisse escalader les marches pour rentrer dans la cabine.

Les esprits s’échauffaient, exacerbés par la nouvelle que le gouvernement haïtien avait accepté les déportations.

« Je suis en colère contre le gouvernement. On nous a dit en prison que le gouvernement haïtien avait signé pour nous renvoyer en Haïti. Ce sont tous de mauvaises personnes, ces autorités », a déclaré Yranese Melidor, un homme âgé de 45 ans, arrivé en Haïti sur un vol précédent.

Les troubles, l’instabilité politique qui surgissent dans le pays, le plus pauvre de l’hémisphère occidental, où un assassinat présidentiel, la montée de la violence des gangs et un tremblement de terre majeur ont semé le chaos ces dernières semaines.

Notons que ces situations citées au-dessus continuent de conditionner la précarité économique du pays et le nouveau gouvernement qui a pris fonction après l’assassinat de Jovenel Moise n’est toujours pas en mesure de garantir une quelconque stabilité dans le pays, que ce soit sur le plan sécuritaire, politique ou sociétal.

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Ravensley Boisrond
Journaliste, Amateur de littérature et de la photographie, grand passionné du multimédia