DIVERS

488 journalistes emprisonnés dans le monde, selon le dernier bilan de Reporters sans frontières

Malgré toutes les luttes menées pour une liberté de presse, il semble pourtant qu’une liberté pleine et entière de la presse ne sera pas, pendant un bon moment encore, à l’ordre du jour.

 Le dernier bilan annuel de Reporters sans frontières, fait état de 488 journalistes qui sont emprisonnés un peu partout dans le monde. C’est le bilan le plus élevé de cette ONG de défense de la liberté de la presse depuis 1995, qui comptabilise toutefois un nombre de journalistes tués au plus bas depuis 20 ans (46). Cette baisse s’explique par l’évolution des conflits régionaux (Syrie, Irak et Yémen) et la stabilisation des fronts après les années 2012 et 2016. La majorité de ces morts sont des assassinats, 65 % des tués sont sciemment ciblés et éliminés, souligne l’association.

La Birmanie, la Biélorussie et la Chine, où la loi de sécurité nationale imposée en 2020 à Hongkong a provoqué une augmentation vertigineuse des détentions de journalistes dans ce territoire, sont les premières responsables de ces séquestrations.

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Pour la première fois également, Reporters sans frontières a enregistré un nombre important de femmes journalistes emprisonnées. Elles sont 60 au total soit un tiers de plus qu’en 2020. La Biélorussie est le pays qui a séquestré plus de journalistes femmes(17) que d’hommes(15), alors que les hommes font, dans d’autres pays, la une des journalistes séquestrés.

Le Mexique et l’Afghanistan restent encore cette année les deux pays les plus dangereux pour les journalistes, suivis du Yémen et de l’Inde.

Reporters sans frontières a également recensé 65 journalistes et collaborateurs de médias retenus en otage dans trois pays du Moyen-Orient Syrie (44), Irak (11) Yémen (9), sauf le journaliste français Olivier Dubois, retenu depuis avril au Mali.

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Sam Sarah Devilus
Journaliste / Communicatrice / Bookstagrameuse.