Quatre (4) bureaux de Caritas en Haïti pillés en un mois

Mackendy Filderice
Mackendy Filderice
quatre (4) bureaux de cartes en haïti pillés en un mois
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Quatre bureaux de Caritas dans le pays ont été complètement attaqués et pillés entre septembre et octobre, a rapporté ce lundi 24 Octobre 2022 l’organisation humanitaire, ce qui a un impact négatif sur le travail, paralysé sur le plan technique sur le terrain.

Dans un communiqué, Caritas a fait savoir que les conséquences négatives de cette vague de violence sont d’une « extrême importance » et a affirmé que les dépendances vandalisées et pillées, où les dommages sont « énormes », manquent des moyens nécessaires pour fonctionner.

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Le personnel de Caritas Haïti, notamment du bureau national et des instances pillées, « reste a la maison, essayant de travailler à distance malgré de graves problèmes de connexion avec les deux principaux réseaux de communication dus à des actes de vandalisme », indique Caritas, précisant que la violence qui règne en Haïti « va encore retarder la mise en œuvre des projets », dans un pays où 4,7 millions de personnes, selon le Programme alimentaire mondial, souffrent d’insécurité alimentaire aiguë.

Les pénuries de carburant et l’insécurité rendent le travail difficile et « il faudra tenir compte de l’évolution de la situation pour reprendre correctement les activités », a déclaré l’organisation.

Si depuis 2019, le contexte difficile a beaucoup ralenti les activités de Caritas, les difficultés se sont aggravées ces trois derniers mois, notamment en septembre et octobre, lorsque des bureaux dans le département du Sud, Gonaïves (département nord-ouest de l’Artibonite) ont été pillés. Port-de-Paix (nord-ouest) et Jacmel (sud-est).

Tous ont subi d’importants dégâts matériels et, en plus, les entrepôts de Food For The Poor où étaient entreposés les produits alimentaires et non alimentaires pour la saison des ouragans ont été pillés.

Il est important de rappeler que la crise socio-politique et économique que traverse le pays s’ajoutent le manque de carburant, la violence et la réapparition de l’épidémie de choléra, ce qui a conduit Médecins Sans Frontières (MSF) à alerter sur le risque de catastrophe sanitaire à Port-au-Prince.

~Mackendy Filderice

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Étudiant en sciences politiques à l'Université Quisqueya, Journaliste-Rédacteur à Netalkolemedia, Publiciste, Humanitaire. Amoureux de la vie et de l'apprentissage.