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Le FC Barcelone écrase le Real Madrid au Bernabeu 

Le FC Barcelone a humilié le Real Madrid (4-0) au Santiago Bernabeu pour le compte de la 29ème journée en Liga. Avec un Aubameyang en démon, le Barça a pu dominer les meringues qui étaient privés de Karim Benzema. Auteur d’un doublé et une passe décisive, l’attaquant gabonais a permis au club catalan de remporter le Clasico haut la main. 

Le Barça de Xavi a donné une leçon de football au Real Madrid, ce dimanche. Habitué à maltraiter le Real en tant que joueur, l’entraîneur du Barça a conduit ses poulains à une large victoire de 4 buts à 0 face à la Casa blanca, qui était partie favorite pour ce match. Pierre-Emerick Aubameyang, auteur d’une grande prestation, a été élu homme du match. 

En absence de Karim Benzema, Ancelotti avait choisi de modifier son dispositif tactique en misant sur Luca Modric comme faux neuf aux côtés de Rodrygo et Vinicius en attaque, au lieu de conserver son système et titulariser un vrai avant-centre. Ce choix lui a coûté très cher car il n’avait pas assez de présence devant les buts et l’équipe n’a pas su créer beaucoup d’occasions. En tentant de rectifier le tir en seconde période, il n’a fait qu’aggraver les choses. Sans la présence de Courtois, qui a joué un grand match quoiqu’il a encaissé 4 buts, le Real Madrid aurait sûrement connu pire. 

Tout semblait pourtant bien démarré pour le Real Madrid qui avait eu les premières occasions du match, à l’image d’une frappe de Rodrygo à la 4ème minute et une autre trop faible, du plat du pied, de Valverde (7e). Mais, depuis, le Barça a repris les choses en main en imposant sa domination à l’adversaire. 

 Après plusieurs arrêts de Courtois, Aubameyang ouvre le score de la tête, suite à un centre de Dembélé qui a mystifié Nacho sur cette action (27e, 1-0). Vinicius Jr a eu la balle de l’égalisation mais s’est mêlé les pinceaux après avoir tenté de dribbler Ter Stegen. Il s’est écroulé dans la surface. Ses paires ont vainement réclamé un penalty (36e). Deux minutes plus tard, le Barça double la mise après une tête d’Araujo. Le premier mi-temps s’est soldé sur ce score. 

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En deuxième période, le coatch italien a essayé de varier son schéma tactique en faisant sortir Carvajar et Kroos pour entrer Camavinga et Mariano. Le Real était passé d’une défense à 4 à une défense à 3. Moins d’une minute plus tard, Ferran Torres se retrouve seul face au portier Belge. Il tente de frapper mais sa frappe n’est pas cadrée. 

Peu de temps après, bien servi par Aubameyang, cette fois, l’ailier espagnol inscrit son premier but de la partie, le troisième du FC Barcelone (47e, 3-0). À la 52ème minute, Aubameyang crucifie le Real en lobant Courtois (4-0). Si le but a été refusé pour une position de hors-jeu au départ, il a été finalement validé après la révision de la VAR. Même après ce but, le Real ne s’est pas vraiment montré menaçant. Au contraire, c’est le portier Belge qui a empêché à son équipe d’encaisser la manita mainte fois. 

Dans le dispositif tactique du coach, la plupart des madrilènes, à l’exception de Courtois, ont été nuls. A l’issu du match, Xavi a même déclaré qu’il s’attendait à un match plus difficile. De son côté, Ancelotti reconnaît que cette humiliation est de sa faute, il endosse la défaite et s’est excusé auprès des fans du Real. 

C’est bien la première fois qu’une équipe est venue déposer 4 buts au Real Madrid dans son fief pendant la saison. Avant le match, il était difficile d’imaginer qu’un tel événement allait se produire. Et c’est ce qui fait la beauté du football. Avec cette victoire, quoiqu’il a un match en moins, avec une meilleure différence de buts, le Barça se retrouve à la troisième place avec 54 points, ex æquo à l’Atletico Madrid qui est quatrième. 

Les blaugranas affronteront le FC Séville qui compte 57 points dimanche prochain dans un match décisif pour la deuxième place. Le Real Madrid est toujours loin devant avec 66 points mais à 9 journées de la fin du championnat, tout n’est pas encore joué. Du côté du Barça, après la victoire, on croit que remporter la Liga n’est pas impossible.

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Peterson Dorsainvil
Peterson Dorsainvil est journaliste, écrivain, slameur et amoureux fou des lettres. En quête de moi-même, je fais de ma plume ma boussoule dans ce monde désorienté.